ÉPILOGUE
Marie^ de retour^chez elle, raconta à son mari sa rencontre. Elle lui parla de la Sainte-Catherine, et des cadeaux que l'on pouvait envoyer aux enfants :
— Si cela ne te faisait rien, Gaspard, je ferais pour ce jour-là des gâteaux aux pommes, et tu irais les porter... Je serai contente de donner un peu de joie aux petites fdles, comme j'étais, qui n'ont pour tout bonheur que de ne pas être dans la rue.
— Accepté! — dit Gaspard.
Le jour venu, Gaspard, à neuf heures du matin, sonna à la porte du couvent, et remit à la tourière un panier rempli de gâteaux dorés saupoudrés de sucre.
— Voilà de la part de ma femme, Mme Lureau, c'est pour les petites.
— Ohl que c'est gentil à ellel — s'exclama sœur Clara émerveillée de la grandeur du panier et de la quantité de gâteaux qu'il contenait.
— Eh bien! maintenant, au revoir, ma sœur, — • dit Gaspard jetant en partant un coup d'œil dans la cour, — c'est beau chez vous, mais c'est bien triste!
— Ce n'est pas si triste que ça, monsieur Gaspard, — demandez à Marie, elle ne s'ennuyait pas chez nous!
— Elle s'amuse tout de même davantage chez elle, j'espère, — dit Gaspard.
Sœur Clara rit de la bonne humeur de Gaspard qui ôta son chapeau et sortit*
Mère Ursule reçut avec dignité l'envoi de Mme Gaspard Lureau, et comme des dévotes habituées du couvent se trouvaient là au moment où une religieuse prenait les gâteaux pour les porter avec précaution sur de grands plats, Mère Supérieure les renseigna en ces termes de satisfaction sur cet envoi :
— C'est le présent d'une de nos anciennes élèves, Marie Biré, mariée au jardinier de Mme Gouverneur... Vous voyez, Mesdames, que nos enfants, après leur départ du couvent, se souviennent toujours de nousl