‹ L'IdyLLE DES CERISESChapitre 17 sur 18 · CG > NOTES · texte numérisé non relu

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nade et de voir, un peu après la gare de Dingy-Parmelan, sans quitter le tramway, le gué présumé du Fier et l'endroit où la route de la rive droite traverse le ruisseau du Melèze, au hameau de Glandon.

4. Pour se rendre actuellement de Thônes au château de La Tour, en sortant de la ville par la rue de la Saône, où est située l’ancienne habitation de la famille Galley (aujourd’hui hôtel meublé de Plainpalais), il faut suivre pendant 5 à 6 minutes la route des Villards, pour prendre à droite, près d’une croix de pierre, le chemin de Glapigny.

Peu après avoir passé devant un oratoire et traversé le pont du nant Bruyant, au hameau du Martinet, abandonner le chemin à son tournant, pour suivre le sentier pavé qui s'ouvre à gauche et grimpe dans les prairies.

Il est représenté sur la mappe de Thônes de 1730, et comme à cette époque 1l était la seule voie desservant le château de La Tour, c'est forcément par là que passèrent J.-J. Rousseau et Ml Galley et de Graffenried. Des plaques indicatrices, placées par les soins du comité d'initiative de Thônes, facilitent cette promenade. (De Thônes à La Tour 25 minutes de marche.)

5. Michelet : Histoire de France. Louis XV et Louis XVI (Paris, 1867, p. 40 et s.).

6. J.-J. Rousseau : « Rêveries d’un promeneur solitaire », « Dixième rêverie ».

7. Voici l'acte de mariage de Claudine Galley avec Jacques Sautet, qui était sénateur de Savoie depuis le 12 août 1737 : « Le « 31 janvier 1740 ont reçu la bénédiction nuptialele seigneur Jacques « Sautet, sénateur au souverain Sénat de Savoie, et demoiselle

« Claudine de Galley. Témoins : RS" Lachenal et Joseph Marchand.

« Signé : Burnod vicaire. » (Arch. dép. de la H.-Sav., série G, copies des actes de catholicité de Thônes.)

Le contrat dotal avait été passé le 10 novembre 1739, à 5 heures du soir, au château de Menthon, en présence de « Dom Idelfonse Belly, abbé de S“-Anne en la royale abbaye de Talloires ; Révérendissime Dom Michel de Roland, abbé claustral de la dite abbaye; Bernard, comte de Menthon et de Montrottier ; Bernard, René et Louis-Guillaume de Menthon, ses fils, et de M. Joseph de la Croix d’Auturin, de Chambéry.

La dot de Claudine Galley fut de 3000 livres, plus 500 livres, cadeau de son frère Bernard, pour son trousseau. (Arch. dép. H.- Sav., série E sup. Tabel. d'Annecy, 1739, livre II, fol. 794.)

Jacques Sautet mourut à Chambéry, le 11 décembre 1761, âgé d'environ 81 ans.

8. Les six premiers livres des Confessions furent publiés en 1782.

9. Mie de Graffenried se réfugia en 1732 au second monastère de la visitation d'Annecy, puis en 1738, entra comme pensionnaire au couvent des Dames cisterciennes de Bonlieu, établi depuis 1664 à l'extrémité du faubourg de Bœuf, dans la maison de Claude Machet, où elle mourut le 27 janvier 1748. Voici son acte de décès, d'après l’Obiluaire de l’abbaye de Bonlieu, conservé aux archives de l’Académie florimontane d'Annecy : « 27 janvier en 1748 eol décédée Mademoiselle de Graffenried, penoionnaire.

Elle fut probablement, suivant la coutume, ensevelie dans la chapelle du couvent occupée aujourd’hui par la remise de la maison Revil, n° 65, qui forme l'angle nord-ouest de la rue Carnot et du boulevard Cardinal de Brogny.

C’est en 17564 seulement, que le couvent des Cisterciennes de

Bonlieu fut transféré au Pâquier, où il exista jusqu’à la Révolu-

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