‹ L'IdyLLE DES CERISESChapitre 4 sur 18 · OO · texte numérisé non relu

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De

pendant son séjour à Annecy, a cru pouvoir indiquer le 29 juin en se basant sur les faits suivants:

Il existe au dépôt des archives départementales de la Haute-Savoie un registre tenu par les employés du cadastre qui travaillaient en 1730 à la confection des mappes cadastrales dans la région de Thônes et intitulé : Journalier des Géomètres Ou département du S° Roggieri délégué pour la mensuration générale de Savoie, commencé en décembre

Sur ce registre, chaque géomètre a indiqué, pour les jours ouvrables, l'emploi de son temps ou les motifs qui l’ont empêché de travailler sur le terrain. On trouve ainsi les mentions suivantes : Travaillé la moitié du jour le reste pluye, travaillé en campagne, Pioggia. Pour les dimanches ou jours fériés (nombreux à cette époque), il n’y a pas de mention ou bien, fesla di domenica (fête du dimanche), Fesle de Dieu, etc. Presque tous les géomètres employés au cadastre de 1730 étaient Piémontais. Il ne faut donc pas s'étonner de trouver ici des expressions dans une langue qui n’était pas celle usitée en Savoie, où l’on a toujours parlé le français.

RG Ve Di

LE DÉPART 7 Rousseau a écrit : « C’éloit la semaine après la

Saint-Jean. » Or, en 1780, le 24 juin, fête de la Saint-Jean, tomba un samedi. Il faut donc chercher entre les dimanches 25 juin et 2 juillet : «un beau jour d'été ».

Si l’on se reporte aux indications du registre cadastral, on remarque que le temps a été mauvais dès le 16 juin; que pendant la semaine qui nous occupe il a plu une partie de la journée des lundi, mardi, mercredi et vendredi. Le jeudi 29 juin, fête des SS. Pierre et Paul, chômée en Savoie, les géomètres n’ont pas travaillé et ont simplement inscrit sur leur registre, Fêle de saint Pierre, sans aucun renseignement touchant le temps qu'il a fait.

De là, la supposition que la promenade a pu avoir lieu le 29.

Nous ne croyons cependant pas pouvoir adopter cette date et voici pour quelles raisons :

1° Nous n’avons aucune preuve qu'il ait fait beau le 29, puisqu'il est seulement indiqué sur le registre du cadastre que ce jour-là était chômé ; mais, par contre, nous savons que le samedi tous les géomètres ont travaillé pendant la journée entière,

s02 = ee ;),

par la mention du registre Travaillé, sans indication de pluie. C'était donc un « beau jour d'été».

2° Le jeudi 29 juin se trouve entre deux jours pluvieux, alors que le 1” juillet est le premier d’une période de beau temps succédant à une série de jours pluvieux.

3° Le 29 juin étant fête chômée et célébrée par l'Église, il est peu probable que des jeunes personnes comme M'* Galley et de Graffenried, qui étaient pratiquantes, se soient mises en route ce jour-là pour faire une promenade aussi longue et nécessitant un départ aussi matinal. On peut supposer également, avec quelque raison, que Jean- Jacques lui-même, récemment sorti du séminaire et de la maîtrise, et en somme, protégé par le clergé, a dû rester à Annecy pour y suivre les offices religieux, puisque, quelques jours plus tard, étant à Lausanne, il faisait deux lieues pour assister à la messe : « Comme j'élois catholique et que je me donnois pour lel, je suivois sans mystère et sans scrupule le culle que j'avois embrassé. Les Oimanches, quand il Jaisoit beau, j'allois à la messe à Asoens, à deux lieues de Lausanne. »

4 Enfin, le 1° juillet était un samedi, jour de

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