‹ L'IdyLLE DES CERISESChapitre 7 sur 18 · LA RENCONTRE · texte numérisé non relu

LA RENCONTRE

ment sur ce qu’elle était l’aînée de la famille. Le doute était donc encore permis.

Or, nous avons découvert un document qui tranche la question et établit que Jeanne-Rose était entrée depuis le 27 mai 1729, c’est-à-dire depuis plus d’un an, dans le Dévot Monastère de Saint-Bernard de la ville de Rumilly où elle se fit religieuse.

C'est donc sa sœur aînée Claudine qui alla à Thônes et à qui Jean-Jacques jeta des cerises à défaut de ses lèvres.

Quant à M"° de Graffenried « la jeune Bernoise fort aimable » nous n’avons pu trouver de nouveaux renseignements à son sujet. On sait seulement qu’elle figure sur le dénombrement de la population d'Annecy dressé en 1743, où elle est portée comme étant âgée de trente ans. Si ce chiffre était exact, elle serait née en 1713 et aurait été plus jeune que Claudine Galley, ce qui ne concorderait plus avec le récit des Confessions. Mais peut-on bien se fier à l’âge donné par une femme sur une feuille de recensement et la jolie Bernoise n’aurait-elle pas cédé à la tentation de se rajeunir de quelques printemps ?

SUPT ASS

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