‹ L'Idylle éternelleChapitre 10 sur 38 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

Le ciel clair s'cmplissant d'une splendeur profonde A des frissons d'avril et des souffles ailés Et le vent du matin fait onduler les blés Comme les vagues d'une mer dorée et blonde.

On marche lentement le long des champs jaunis. Les herbes que saisit la main indifférente Laissent longtemps aux doigts une odeur pénétrante, Acre ressouvenir d'espoirs indéfinis.

44 V Idylle éternelle

Midi s'approche; on fuit dans la fraîcheur des sentes,

Le soleil de Juillet, peintre miraculeux,

Va flamber, allumant les espaces plus bleus

Ec dorant les moissons de ses touches puissantes.

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