‹ L'Idylle éternelleChapitre 9 sur 38 · BOIS · texte numérisé non relu

BOIS

C'est un Théodore Rousseau Ce sous bois où fuit une sente, C'est une étude ravissante Digne d'un magistral pinceau.

Les caprices de la feuillée Sous les chauds baisers des rayons S'illuminent d'explosions De fantaisie ensoleillée.

V Idylle ètentelle 41.

Et pour faire un chemin bien frais Aux délicates amoureuses Les branches d'arbre langoureuses Se courbent en arceaux discrets.

La fraîche mousse sur la terre Forme un tapis denticulé, Et comme un ruban déroulé Le sentier fuit avec mystère.

Quelques méandres, et voici Déjà le bout de la clairière, Et le sentier s'enfuit derrière Un rideau d'arbres épaissi.

Où va-t-il? Est-ce lui qui mène L'aventureux Prince charmant Près de la Belle au bois dormant, Dans le miraculeux domaine ?

Va-t-il dans le palais lointain, Dans le palais des belles fées, Dont, souvent, par folles bouffées, Vibre clair le rire argentin ?

Mène-t-il au pays du rêve?...

Oh ! ne pénétrons pas plus haut Pour ne pas voir tout aussitôt S'envoler l'illusion brève.

«« «î» «iî c^ fis «iî f|:5 rp ri:^ «Yï fiî «^ rp <v^ ««e*j«jjcî*«i5e*5c**eij t^ î^ tjj zXj îaj zJj tXs ?tj •Tj ip tjj i,tj tij

Page 1