‹ L'Idylle éternelleChapitre 14 sur 38 · CANTIQUE · texte numérisé non relu

CANTIQUE

Avant les douces floraisons

De nos amoureuses roses, J'ai rimé pour tes seins roses De délicates chansons.

Et quand elles seront fanées, J'aurai pour tes trahisons De douloureuses chansons, Requiems des hyménées.

6o U Idylle Hernelle

■ Mais tous nos rosiers sont en fleurs ! Laisse-moi cueillir mes roses, Baiser tes lèvres mi-closes Et tes yeux ensorceleurs.

Si tu veux des vers idylliques, Je te lirai simplement Ceux de l'Eternel Amant Du Cantique des Cantiques.

L' Idylle éterneîle 6i

Tes seins blancs sont meilleurs à ma bouche gourmande

Que les fraises des bois ; Ma faim les veut toujours, et ma soif redemande

Le doux vin que j'y bois.

Tes cheveux parfumés sont la mer attiédie

Où mon rêve est bercé.

Ils tombent lourdement sur ta hanche arrondie

Et ton sein oppressé.

Tes lèvres sont la coupe ardente et savoureuse

Que rien ne peut tarir,

62 L'Idylle éUrnelh

La coupe où le doux vin de l'ivresse amoureuse

Attire mon désir.

Ton corps a le troublant et lilial calice

D'une mystique fleur.

Comme tu es charmante aux heures de délice,

Ma colombe, ma sœur!

Ton corps est un palmier dont tes seins sont les grappes;

A la chute du jour, Dans le palmier fleuri nous ferons nos agapes

Et nos fêtes d'amour.

Ton corps est une vigne aux grappes opulentes,

Où je m'enivrerai.

C'est un jardin d'oubli plein de magiques plantes,

Où je m'endormirai .

CHUCHO TEMENTS

La petite chambre est bien close.

Une lueur vacille rose, Eclairant nos deux fronts pâlis.

L'odeur grisante de Septembre

Embaume la petite chambre.

Les rideaux tombent à grands plis.

Enfoui sous vos avalanches, Mousselines, dentelles blanches, Le petit lit ne se voit pas.

64 L'Idylle étemelle

Le petit lit se voit à peine,

Mais il nous attend, dis, ma reine.

Ne dis rien, ou parle tout bas!

L'arôme de ton corps me grise, Dans le parfum de tes cheveux Je trouverai l'ivresse exquise.

Tes seins roses, tes reins nerveux,

Mon amoureuse délicate.

Ont des sursauts de jeune chatte.

Un sourire, extase grisante, Sur ta lèvre reconnaissante Appelle encore mes baisers,

Ton corps brisé, tes seins lassés N'ont plus leurs ardeurs frémissantes.

Je te mordrai pour que tu sentes...

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