PROLOGUE
Autrefois je vous ai chaniéSy T{éves aux splendeurs décevantes, Et j'ai mis des scnorités Dans Vor pur des formes savantes.
Mes vers ardents, audacieux y Ailes blanches et larges rimes, Se perdaient dans les vastes cieuXy Ne se posaient que sur les cimes.
L'Idylle èleinelle
D\Cais, par uti matin de printemps, Une fleurette à peine écîose (0 blonde qui n'a pas vingt ans) i]Ca charmé, si fraîche et si rose!
Et, Vâme en fête, fai compris La chanson discrète et naïve. Les mots doucement attendris One voulait son âme pensive.
— Le souvenir triste et charmant 'D'une enfant quon a trop aimée Sans avoir été son amant, Ko^e de passé parfumée ;
Un reproche dans un baiser.
Une larme dans un sourire, Laveu qu'on ne voulut oser Et le mot qu'on n'a pas su dire ;
L' Idylle! è ter n Aie- Le profond, h subtil frisson Des amours Irouhlanles et brèves.
Voilà ma vie et ma chanson Et je ne veux pas d'antres rêves.
Et je vais, me laissant charmer Dans l'extase de vivre en Elle Et dans l'enivrement d'aimer, En chantant l'Idylle Eternelle.
mmmm:..
CHANSON EXTASIEE
Si je t'aime, enfiint trop chérie, Si pour l'encadrer dans l'azur Mon âme éprise de féerie A choisi ion visage pur,
C'est que toute délicatesse Est dans le rhythme précieux Et dans Texquise petitesse De ton clier corps délicieux :
L'Idylle èternelh
C'est que les indicibles roses Sur tes lèvres ont mis les leurs, Qiie tes yeux, paupières mi closes, Ont des regards ensorceleurs;
C'est que ta voix musicienne, Par les mots que tu n'as pas dits, Evoque l'Idylle ancienne Des impossibles paradis ;
C'est qu'il faut pour prendre la Lyre Avoir des yeux extasiés.
— Je l'adore avec le sourire Des rossignols pour les rosiers.