‹ L'Idylle éternelleChapitre 3 sur 38 · RENOUVEAU · texte numérisé non relu

RENOUVEAU

C'était l'hiver ! j'étais un Jardin que les Roses Désertaient. — Les chardons stupides, les pavots Endormeurs poussaient seuls et croissaient sans rivau!v Dans mon champ infertile aux horizons moroses.

Tout semblait s'enliser en la bourbe des proses

Et je raillais vos airs naïfs, ô chers dévots

De l'Amour, qui sentez toujours des chants nouveaux

Epanouir vos cœurs de leurs floraisons roses.

Mais je t'ai vue, ô chère enfant, j'ai vu tes yeux,

Ton sourire adoré, ton corps délicieux,

Ton âme. Et, comme au temps jadis, je veux écrire

Des Rimes, qui diront leurs rêves doux et chers.

Il a suffi de ton regard, de ton sourire.

Pour faire éclore en moi tout un bouquet de vers.

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