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LES VIOLETTES

i.i Paul Boiirgel

Dans les sous bois d'avril qui sont à peine verts, Tu nais, petite fleur délicate et sans arme, du'épanouit un souffle et qu'emph't une larme, Et nous t'alions cueillir au sortir des hivers.

Mais les fières beautés pour qui rêvent nos vers Aiment à s'entourer, contraste plein de charme, De diamants et de violettes de Parme, Dans les flots des satins, des blondes et des vairs.

Que la valse s*anime ou qu'elle s'alentisse,

Ton parfum doux murmure alors un chant factice

Où tu mêles encor ton primitif accent.

Ht j'aime à respirer, moite et fade, ton àme,

Lorsqu'à la fin des nuits, dans le bal languissant,

Tu te meurs lentement entre deux seins de femme.

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