‹ L'Idylle éternelleChapitre 23 sur 38 · LA MUSICIENNE · texte numérisé non relu

LA MUSICIENNE

..4 Georges Cour tel hit

Parisienne exquise, elle est musicienne Dans l'âme, et, chaque soir, elle s'assied devant Une partition d'un maestro savant.

Pleine de morbidezze et de grâce ancienne.

Ses longs doigts fuselés d'entant patricienne Errent sur le clavier et modulent souvent La valse préférée, esquissée en rêvant Par son âme d'artiste et de parisienne.

1 1 6 L'Idylle èlernelle

Cette musique lente, au caprice musqué, Soupire et meurt, noyant son âme dans un rêve Extatique et subtil, et, quand elle a plaqué,

Rêveuse, les derniers accords, elle relève Sa traîne avec un geste adorable, et se lève En souriant d'un air mièvre et compliqué.

L'Idylle èternelU 1 1 7

LA MARQ.UISE

.4 R.ionl G.xl.ts

Toute channaiile, avec la science requise Pour régner au milieu d'un tourbillon mondain, Vous êtes d'un moderne adorable, et soudain L'ànie qui vous a vue est charmée et conquise.

Mais vous avez aussi la grâce tant exquise Des dames du vieux temps, et leur joli dédain. Vous semblez faite pour errer dans un jardin Royal, cheveux poudrés, en robe de marquise.

1 18 L'Idylle èteineïh

Aussi j'adorerai, subtil, selon de vieux

Clichés toujours nouveaux, marquise, vos beaux yeux.

Variant avec goût la phrase peu rebelle

En chevalier galant je vous ferai ma cour, Et je répéterai sur tous les modes : 'Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

VldylU éternelle! 119

LA l-liE

c-/ yiclor d'An

Je suis la Fée, ô curieux!

Des Sourires tendres et roses Et des Clartés d'apothéoses Et àts Rhythmes harmonieux.

Je suis Flamme. Mes mille feux, Quand ils illuminent les choses, Partent des paupières mi closes De l'adorée aux chers grands yeux.

LLlylU élenielU

Sourire, il faut que je sourie Sur la lèvre exquise et fleurie

Je suis la Musique elle-même, Ht je chante en la douce voix De celle qui t'a dit: Je t'aime.

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V Idylle èlenielle 1 2 1

LES Atlantes lt les CARLvriDES du Musée des Antiques.

i^V K.4u>^iislit Ho/ mes

Allantes! dont le corps dans le roc vif sculpté S'arcbouie et fait saillir les pectoraux solides, On dirait, tant l'ctTort creuse vos fronts de rides, Qiie le faix est trop lourd pour être supporté.

Regardez le Sourire et la Sérénité

De ces corps léniinins, de ces Cariatides

QLii, lorsque vous ployez, se redressent, splendides !

\'()us navc/. que la l'orce, elles ont la Beauté.

122 L'Idylle èUinelle

Beauté vaut plus que Force, et, puissance infinie De la Forme idéale et sainte, l'Harmonie Soutient le monde entier mieux qu'un Atlas tortu.

Depuis les jours divins où Vénus souveraine A surgi, la Beauté dédaigneuse et sereine Est la seule Puissance et la seule Vertu.

V Idylle èUrnelle

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