PROSODIE
^■i François Copfxc
Dans la rosée et les roseaux.
Dans les plaines, au bord des eaux.
Traçant de délicats réseaux, Les hirondelles,
Petits oiseaux capricieux, Rasent le sol, puis dans les cieux Prennent un vol audacieux A tire d'ailes.
136 V Idylle étemelle
Elles trempent parfois leur aile au ruisseau clair.
L'œil les suit; mais, déjà, dans l'air, Elles ont disparu comme un rapide éclair.
Dédaignant le repos des branches, On voit dans l'infini, parmi des avalanches De lumière, leurs ailes blanches.
Elles planent, et puis redescendent encor,
Et reprennent leur grand essor Dans la profondeur vague au milieu du ciel d'or.
LIdylU élenieUe 137
Et cette hirondelle exquise, la Muse, Aux mêmes détours s'amuse.
Il lui faut l'azur de lueurs strié.
Infiniment varié.
lui faut aussi la fraîcheur des îles Et la grâce des Idylles.
138 L'Idylle élerndU
Une minute avant l'ondée Les hirondelles sont là-haut ; Elles descendent aussitôt De la profondeur insondée.
La rivière est déjà ridée Par un frisson fait d'un sanglot; Elles viennent raser le flot Avec leur aile intimidée.
O chère Muse, c'est ainsi Que tu viens, déhcate aussi, Nous consoler par tes caresses,
Dans l'attente ou le souvenir Des plus douloureuses tendresses.
Lorsque les larmes vont venir.
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