‹ L'Idylle éternelleChapitre 33 sur 38 · POUR UNE AUTRE · texte numérisé non relu

POUR UNE AUTRE

Nos deux mains se sont, un instant, Fébriles, dans l'ombre pressées ; Tes paupières s'étaient baissées, Mais j"ai lu ton rêve hésitant.

Dans nos yeux un espoir llottan:

Nous parlait de lèvres baisées Et d'extases entrelacées...

Ht ce serait bien doux pourtant !

Va, gardons telle, ma chérie, Notre divine illusion Si délicatement fleurie.

Quelle longue possession Peut valoir la grâce indécise D'un rêve frêle, que l'on brise

PRINTEMPS TfEXlL

Ijti oisillons de mon pais Ai ois en Brelague.

Comme ce doit être idyllique Dans les bois de notre pays !

O jours anciens évanouis.

De notre âme douce relique.

\'otre printemps aussi s'applique Ht met des tleurs dans les taillis... Comme ce doit être idyllique Dans les bois de noire pays !

156 V Idylle éternelle

Mais dans l'exil tout se complique Et ce sont des bonheurs haïs Dont nous sommes tout éblouis.

O cher lointain mélancolique, Comme ce doit être idyllique Dans les bois de notre pays !

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