‹ L'idylle vénitienneChapitre 19 sur 39 · AD AUGUSTA PER ANGUSTA · texte numérisé non relu

AD AUGUSTA PER ANGUSTA

Hélas, il était fermé!

— Vous voyez... chuchotait-elle...

je ne vous avais pas menti?... Non!

n'essayez pas de le déchirer ! Laissez-le

tranquille!... Laissez-moi tranquille... je vous en prie... laissez-moi tranquille!

Mais, comme le gondolier regardait ailleurs, et que son mari, les yeux au ciel, comptait les astres, elle a pris, dans son sac d'or, ses ciseaux à ongles et, sous sa robe, en souriant, me les a glissés dans la main...

LA DINETTE

A Torcello, pour goûter sur l'herbe, elle a acheté des pralines, un plein petit réticule d'humbles pralines rouges.

Assise à côté de moi, elle s'amusait à les poser, une à une, entre mes lèvres.

J'avais faim.

— Encore! Encore! lui disais-je, aussitôt Ja bouche vide.

— Attention! répondait-elle... 11 n'en reste plus que sept... que six... que cinq... que quatre... que trois... 11 n'en reste que deux, à présent!... 11 faudra en être économe! Il ne faudra pas les croquer! 11 faudra les sucer tout doucement, ces deux-là !

Et elle a ouvert son corsage.

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