‹ L'idylle vénitienneChapitre 2 sur 39 · ENFIN · texte numérisé non relu

ENFIN

Au travers des stores clos, l'aurore, goutte à goutte, filtre dans le sleeping... Sous les roues, le pont résonne. La première petite vague, contre la première pile, fait son bruit de jupe de soie ; le

vent a l'odeur d'un flacon de sels... Voici la minute ineffable î

Allons... ta robe, ton chapeau, ton voile !... Non, pas de rouge à tes lèvres ! Ce serait trop long... Mords-les, simplement... Et ouvre la porte! Assiedstoi dans le couloir du wagon, au bord de la vitre ! Et regarde. . . regarde !

— Venezia ! Ecco Venezia ! crie le steward, en montrant le côté du ciel d'où vient l'aube.

Un campanile grandit... Au-dessus de l'horizon rose, un vol de colombes,

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