‹ L'idylle vénitienneChapitre 3 sur 39 · ENFIN · texte numérisé non relu

ENFIN

en cercle, tresse des couronnes blanches... Chargées de fleurs, des barques matinales glissent sur la mer prisonnière...

Que c'est enivrant de vivre, et d'être jeune, et d'être jolie, et d'avoir, soudain, — parce que la brise qui frôle ta nuque est la même qu'ont respirée George Sand, Bianca Capello et la pauvre Desdemona, — comme un peu de liqueur dans l'âme!

La dernière arche... La stazione...

Plus qu'un instant ! Prends, dans ton sac d'or, la tablette d'ivoire sur laquelle,

la veille du départ, tu as inscrit les mots étrangers qu'il faut connaître, quand on voyage. Cherche, vite, comment se disent, en italien ou en français : « Vous me plaisez aussi! », « Parlez plus bas! », « A ce soir ï » et « Je t'aime! »

On ne sait pas ce qui peut arriver.

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