SCÈNE III
Les Mêmes, REMI.
REATI , arrivant par te fovd. Eh bif n ! conscrits, que signifie ce vacarme intempérant ?
JOSEPH. Le sergent.
REMI. Est-ce qu'on se dispute ici? Sou- Tenez-vous, jeunes conscrits, que l'empereur, dans un ordre du jour du mois dernier, 15 arril 1811, a expressément défendu de se cogner entre soi-mêmes....
JOSEPH. Sergent Rcmi , je vas vous expliquer...
RElH. Silence! vous me couperez la parole quand je n'aurai plus rien à dire
Conscrits, l'autorité vous prévient, par mon organe, que le dépari des jeunes guerriers, l'espoir de la France et l'orgueil du hameau de Croissey , est fixé à sept heures... Kous marcherons la nuit pour vous ménagerie teint... et, si vous n'avez pas le temps d'embiasser vos bonnes amies... vous n'avez qu'à parler, je m'en charge.
LES CONSCRITS. En routr !
REMI. Un instant!.. Poin- arriver plus vite au chemin de la gloire et des honneurs, ceux qui seront froj) faligué*, on l<s transportera aux frai» du gouvernemeiil...
LES CONSCRITS. Ah!..
REMI. A la tête de lacolonne... àla seule fin que ceux qui seront derrière leur marfhriit sur les talons, pour les laire a!li;r plu^ Aile. Vive ri'.nipereur !.. Là-dessus, parle flanc à droite , pas accéléré, marche .',.
CHccrn.
Ln partant pour la guerre, etc., etc.
TouM lu eonteritt $orUnt par le fond.
oosooooogoooaoaeoeaeeeeeoeaeseoaoaeoooaaass SCÈNE IV.
REMI, AIGUSTIN, JOSEPH.
AIGUSTIX. M. Joseph, et VOUS, M. le sergent, je ne sais comment vous remercier... VOUS m'avez secouru bien à propos.
REMI. Soyez calme !.. le conscrit aime à rire, mais il n'est point féroce, il ne vous aurait nullement dévoré.
AUGUSTIN. Ce n'est pas là ce que je craignais... mais si vous n'étiez pas venu... j'allais peut-être en assommer un ou deux.
REMI. Ah ça! vous êtes donc belliqueux, jeune corbeau...
AUGUSTIN. Je suis un peu vif et vos conscrits se sont niis à lire au moment où je sortais, pour me rendre chez le curé de ce village... C'est un ami de mon oncle, et j'allais lui demander ses commissions.
JOSEPH. Ses commissions ? vous êtes donc sur le point de nous quitter.
AUGUSTIN. Ce soir... il le faut... c'est malgré moi... car ce pays me jdail infiniment... un village très bien situé... une population superbe...
REMI. Les canards n'y sont pas chers...
AUGUSTIN. Jenie fixerais volontiers dans ce canton... malheureusement, ea m'est impossible... mais je n'oublierai pas que vous avez pris ma défense, iM. Joseph; et vous aussi, AI. le sergent, quoique vous ayez dit tout à l'heure, jeune corbeau.
REAII. Dam!., c'est que votre plumage est si analogue.
• jj AUGUSTIN.
Air du Baiser au Porteur.
Sous cet li,il)it, avec |)liil()Sopl)ie, Je sais qu'il feut ^up|)ort<'r bien souAent. .. Et l'injure et la raillerie , C'est diCGcile et ccpendani, Moi, je n'en ^ariîc aucun ressentiment.
Oui , je m'effurce et vous pouvez m'en croire, l)'<»ul)li(!r les lents qu'on ni'.i faits, Aliii d'avoir plus de mémoire.
Pour me souvenir des bienfaits !..
REMI. L'abbé, voilà des princijtes!.. Fameux, les priiK.ip<;s.
AUGUSTIN. M. Joseph, je me rends chez le curé et ensuite je; me mettrai en rotite.
JOSEPH. J'espère bien que vous ne partirez pas sans faire vos adieux ii ma sœur Lucienne.
IIEMI. Justement, j'aperçois uolrc jolie petite hôtesse...
AUGUSTIN, à part. La voici ! Dieu ! qu'elle estgenlillo! sauvons-nous bien vite.
, Il s'enfuit par le fond.