‹ L'if de CroisseyChapitre 21 sur 33 · PITOIS · texte numérisé non relu

PITOIS

Vous me souriez ! ô jour prospère î Ça me rappelle un proverbe connu Ah ! quand on en est revenu C'est un' bell* chose que la guerre.

EXSEMBLE.

PITOIS, AUGUSTE j LUCIENNE.

Le La

voilà

Malgré moi, sa présence , DE5ISE, BEMI, JOSEPH.

La voilà Si j'en croit l'apparence , etc.

PITOIS. Comment, mamzoïr Lucienne, vous êtes contente de me voir? voti- êtes douce, vous C'tcs bonnt,'! c'est bien étonnant; moi (jui iiraltendais à des brutalités de votre part.

LUCIEX'VE. Rassurez-vous mon bcn Pitois! je ne suis plus la même et je ne dois songer maintenant qu'à vous faire oublier le passé et à m'acquitter envers vous.

PITOIS. Ali! oui! toujours à cause du service en question!., dam! si vous croyez me devoir quelque chose... c'est bien facile, car moi je ne suis pas changé: toujours Pitois, toujours le même Pitois.

Air : Vaudeville du Charlatanisme.

En garnison dans les combats , Dans les plaisirs dans la détresse Le souvenir de vos appas Dans mon cœur est resté sans cesse ; C'était à vous seule que j' pensais.

Quand j' me r'posais à l'ambulance A la cantin' quand je buvais , A la gameir quand je mangeais C'est c' qui sout'nait mon existence.

LUCIEXXE. Pauvre Pitois.

PITOIS. Pauvre n'est pas le mot! je suis riche à présent, j'ai plus de dix mille francs.

JOSEPH. Dix mille francs ! comment diable as-tu lait?

PITOIS. Ne m'interrogez pas! et si j'osais, vous pourriez me rendre le plus heureux fantassin de l'Europe, mais non... vous ne voudrez pas...

LUCIEXXE. Dites toujours...

PITOIS. Pour lors... je vous offrirais de rechef mon cœur et ma main. . .

LUCIEXXE. Vous savez bien que je" ne puis

vous refuser.

PITOIS, Bah! pas possible...

REAll, bas à Auguste. Ah ! ça mon lieutenant , qu'est-ce que ça signifie ?

AUGUSTE, id. Rémi... je t'en conjure...

écoute et ne dis rien...

PITOIS, à Lucienne. Comment, vous acceptez? tout de suite et sans façon.

LUCIEXXE. Oui . Pitois ! je le dis en présence de tout le monde... je suis prête à vous épouser, dès que vous m'aurez rendu le gage que vous avez reçu de moi.

PITOIS, étonné. Le gage que j'ai reçu...

UEMI . bas d Auguste. Mais , mon officier il me semblait que c'était vous.

AUGUSTE, id Tais-toi... tu sauras tout.

PITOIS. Pardon, Lucienne! vous dites le gage que j'ai rorii...

LUCIEXXE. D'où vient votre surprise ? no l'auriez >ous pas conservé?

Purois. Si fait! si fait! ne vous f.îcheï pas, par exemple, je ne l'ai pas sur moi...

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