‹ L'if de CroisseyChapitre 20 sur 33 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mômes, DENISK, arrouranl.

UEMSE. Les voiri!.. les voici!.. [Allant a la porte ddroilr.) Lucienne, Lucienne !.. voici Pitois, le sergent Rémi et les autres.

AUtaSTIv lie serg-Mit Kemi ?

DEMSK Lui-même.

JOSEPH. At: vois il l(!ur rencontre...

Il va vr.-r8 le Tund.

DEVISE. Oh ! ( (■ n'est plus la peine à présent.

SCKNE M.

Le» Mêmes, PITOIS, KF.MI , autres Soldats, Villageois et Villageoises.

CH(».rh.

Air . f htrur final du i'a(;ci de Battompierre.

Aux lieux si chers à notrr cœur.

IN'ous retrouverons . ., , Il . . ]e I espère,

Ils retrouveront ' ^ '

£t le repos et le bonheur.

JOSEPH. Ce bon Pitois... embrassonsnous encore.

PITOIS , l'embrassant. Volontiers! et mauiscUc Denise aussi.

11 embrasse Denise.

JOSEPH. C'est ma femme à présent...

PITOIS. Ta femme !.. raison de plus...

KEMI, apercevant Auguste. Eh! qu'est-ce que je vois? est-ce bien vous, mon lieutenant?

AUGUSTE. Rémi , mon brave Rcmi.

Ils s'embrassent.

JOSEPH. Vous vous connaissez donc.

REMI. Si je le connais! c'est mon élève, c'est moi quil'ai formé... un joli sujet, je m'en flatte, et qui a été plus loin (jue son maître... ça n'est pas étonnant quand on a étudié en latin , en grec et en autres arts d'agrément.

AUGUSTE, interrompant. Et par quel hasard dans ce pays.

REMI. Qu(! voulez-vous? la guerre est finie... et je viens déposer le glaive dans ce hameau pacifique.

PITOIS. Nous venons déposer le bancal.

C'est moi qui ai décidé 'e sergent.

RE.MI. Au fait, je devais m'attendre à vous rencontrer, mon oflicier... Je me souviens que dans le temps...

AUGUSTE, bas d liemi. Silence! Rémi, personne ne ui'a reconnu... pas un mot sur le passé.

REMI, Art." d Auguste. Il y a du mystère, suOit.

PITOIS, f/ui a eœaminé l'intérieur de Cauberfie. Dis donc, Joseph... ton auberge est ( inbellie, tu as donc fait d(!s réparations?

JOSEPH. Oui, nous sommes a notre ai5e aprésent; un petit héritage assez gentil...

PITOIS. Un héritage assez gentil! tiens . tiens... ça me fait penser à Lucieime, ta sœur Luci<Mine. Pounpioi donc (|u'elle n'est pas ici? ah! je devine... c'est peutêtre à cause de moi., elle ne se seucie pas de me \oir, la tigresse.

JOSEPH. Oh! peux-tu penser ça., elle qui est -i reconnaissante; et, c'est bien naturel, après Icserviceque tu nous a." rendus. PITOIS. Comment ?j'aurais eu le bonheur (l( NOUS lendre service.

JO.SLPH. 11 e.st inutile de feindre ; nous savons tous que c'est loi...

L IF D£ CBOlSSEY.

PITOIS. Vou? savez que c'est moi.., DEXISE. Oui, M. Pitois, nous vou-; avons

tant d'obligations.

JOSEPH. Et tu n'as pas affaire à des ingrats...

PITOIS, lui serrant la main. Merci !.. vous faites bien de me prévenir, car le diable m'emporte...

JOSEPH. J'aperçois ma sœur qui saura te remercier à sa manière.

PITOIS. La voici! Dieu! comme mon cœur palpite...

EXSEMBLE.

Air de la Maison de plaisance.

PITOIS et AIGU -TE.

La Toil^ !

Malgré moi sa préspnce, De crainte et d'espérance, Me fait trembler déjà.

BEMl, JOSEPH, DENISE et le CHOErR.

La voilà !

Si j'en crois l'apparence, D'une douce espérancej Ses yeux brillent déjà.

aeeeeesooooQeQQSQQ9e6'®®6i®es55.5Q6Qes8Q6QQS€e

SCÉXE YII.

Les Mêmes, LUCIENNE.

irciENNE, à Pitois.

C'est vous ! ah ! ma joie est extrême Enfin TOUS voilà de retour Pauvre Pitois ,

AUGUSTE, à part.

C'est lui qu'elle aime !

Son trouble a trahi son amour...

Page 1