‹ L'Ile d'OrléansChapitre 16 sur 44 · TOPOGRAPHIE DE L’ILE D’ORLÉANS · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE DE L’ILE D’ORLÉANS

Ses ressources générales : l’industrie sucrière ; produits PARTICULIERS A CHAQUE PAROISSE DE l’Ile; PO¬ PULATION ET RECENSEMENT, SYSTEME REPRÉSENTATIF.

Dans son ouvrage Description Topographique du Canada, publié en 1815, Bouchette s’exprime ainsi, (pp. 498 et 500) :

“ L’Ile d’Orléans, la plus grande après celle de Montréal, “ l’égale presque par la fertilité de son sol, plus qu’aucune “ autre partie du district de Québec

“ La partie la plus haute, est vers l’église St-Pierre, à envi- “ ron quatre milles de l’extrémité occidentale, presqu en face “ des Chutes Montmorency, au-dessus du Patriêk’s Hole et “ presque vis-à-vis St-Pierre du côté du sud, où est le second “ télégraphe de la chaîne établie depuis Québec jusqu’à l’Ile- “ Verte . . . La partie centrale est très boisée, le sol est “ extrêmement fertile. La fertilité de ce terrain est si grande “ et les habitants de si bons cultivateurs, qu’ils fournissent “ continuellement au marché de Québec une grande quantité “ de grains et de provisions. Les fruits, les pommes et les “ prunes arrivent à un bien plus grand dégré de perfection “ que dans aucun autre endroit du bas-district.”

N’est-il pas dès lors permis de croire que si un nouveau paradis terrestre était concédé a 1 humanité, Dieu le placerait à l’ile d’Orléans ?

Toutes les parties de l’ile sont abondamment pourvues d’essences forestières tels que le pin, le cèdre, 1 epinette, le frêne, la plaine ; l’érable cependant y domine. Aussi, les insulaires viennent-ils, empressés, offrir aux citadins, tous les printemps, les primeurs d’une récolte hâtive de 1 incomparable sucre d’érable canadien, exempt de tout alliage.

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