AMBASSADEUR DB SA MAJESTÉ BRITANNIQUE A CONSTANTINOPLE
Monsieur V Ambassadeur,
Vous avez la bonté de vous rappeler nos conversations de Venise et mes travaux sur Vile de Chypre.
Permettez -moi de vous offrir un livre qui se rattache à ces souvenirs.
A d'anciens et éminents services, vous venez d'ajouter une gloire nouvelle. Vous donnez à la Couronne d'Angleterre une des plus belles lies de la Méditerranée, sans que l'Europe puisse en concevoir de l'ombrage. Vous offrez à la Turquie une voie de salut inespérée, en lui apprenant ce
qu'elle n a jamais su : l'art de gouverner paisiblement ses conquêtes.
La France suit d'un œil sympathique et confiant l'accomplissement d'un dessein si conforme à ses désirs.
Résignée aux événements qui l'accablent sans l'abattre y elle se sefit pleine de vie et compte sur un avenir réparateur. En attendant, elle ne désertera jamais la défense des droits qu'elle fosshde en Syrie et des intérêts économiques qu'elle a en Egypte.
Conservez -moi une pensée amicale et bienveillante. Faites que vos dispositions si favorables à VégaYd des Maronites se réalisent prochainement, et je serai toujours heureux de me dire,
de Votre Excellence,
le très-dévoué serviteur,