f A. Ici git dame [Isjabiau fille de dame
de .... qui trespassa Tan mcccx(l?)viii
a VII jors de Juing; que Des ait l'arme.
B. f Ici git dame Marie de Gras, espouse de messire Pierre Lengles qui trespassa a xviii jors d'Avril Tan m.ccc.xlviii de Crist; Dieu ait Tamie. Amen.
31. A. f Ici git seur Isabelle d'Agulier qui trespassa a ii jors de Feuvrier Tan de m. cccxl. de Crist.
B. f Ici git seur Sabine d'Angulier qui trespassa a vm jors d'Avrill Tan de M.ccc.xLvm, de Crist.
L'auteur des Ligtiages qui écrivait en Chypre au quatorzième siècle, cite la famille d'Aiguillier parmi les alliances des Mimars, eh. 39. AssùeSy t. II, p. 471. Cf. HisL, t. III, p. 6i8, 649, 670.
32. f Ici git suer [Eujfemie Escaface qui trespassa a XV jors d'Avril Tan M.ccc.xLvm. de Crfst; Dieu ait Tarme. Amen.
33. f [Ci] git seur Anne de Montolif qui trespassa le mecredi a xvi jors d'Avrill Tan de M.ccc. xLviii. de Crist; Dieu ait l'arme. Amen.
Voilà probablement des victimes de la cruelle peste de 1348, qui ne sévit pas moins en Chypre qu'en Europe. (Strambaldi. Amadi, ann. 1348.)
Sur les Escaface, voy. ci-dessus n^ 27.
Les Montolif étaient une famille extrêmement nombreuse, ancienne en Chypre, très-noble et des mieux en cour. Sous tous les règnes, ils ont occupé de grands offices ; on trouve parmi eux des maréchaux, des chambellans, des auditeurs, des bouteillers, des tricopliers, ete.
En 13iO, un de leurs chevaliers, Simon de Montolif, poignarda le prince de Tyr, Amaury de Lusignan, qui avait fait exiler Henri II, son frère, en Arménie, de concert avec le roi Oschin, dont il avait épousé la sœur. Quelques historiens de Chypre ont pensé que Simon était seig'neur du mont Olympe, et ont cru que les autres membres de sa famille portaient aussi ce titre. Mais la véritable orthographe du mot patronymique des Montolif est constatée par un trop grand nombre de documents originaux, pour qu'il puisse rester la moindre incertitude à cet égard. (Arch. de Venise, Gênes et Turin, doc. de 1328, i329, etc., 1473, etc.) Il faut donc rayer le beau nom de Mont.-Olympe de la liste des seigneuries françaises de Chypre, bien qu*il y eût des fiefs et des seigneuries autour de cette montagne ; mais ces terres portaient des noms moins imposants et beaucoup moins connus. Marethasse qui fut donné en fief, d'après les Lignages {Assises, t. II, p. 236), au frère de Laurent du Plessie, aux premiers temps de rétablissement des Français en Chypre, est certainement la belle vallée de Marathassa, au pied du Troodos, que les Grecs appellent encore Myrianthousa, le Canton aux mille fleurs, et que l'on peut comparer aux sites les plus pittoresques de la Suisse et du Tyrol. Le •village principal de cette longue vallée se nomme Kalapanaîoti, et c'est ce lieu qu'il faut, je crois, reconnaître dans les textes quand Marethasse se trouve cité comme localité précise et non comme une étendue de pays ou un district.