District de Piscopi, ou Episcopi
Canfbn riche et fertile en blé, en huile, en coton, en vins; soies, fruits et légumes estimés. Souvenirs et monu> ments historiques d*un haut intérêt. — Piscopi, la ville principale, le beau domaine des Cornaro de Chypre, qui y faisaient de grandes cultures de canne à sucre, grâce au voisinage des deux bras du Lykos, répond à Curium, capitale de l'un des royaumes chypriotes que les grands géographes grecs considéraient déjà comme antiques. Les mines se trouvent plus particulièrement près de la mer, sur la rive droite du Lykos. C'est en ce lieu que M. le général de Cesnola, avec une persévérance égale à son bonheur, a fait les mémorables découvertes dont les résultats, malheureusement négligés par l'Europe, sont aujourd'hui déposés au musée de New- York. Au haut de la montagne qui domine Piscopi à l'ouest, j'ai remarqué un beau stade antique. Les paysans appellent ce lieu Apollona, vraisemblablement en raison de son voisinage du bois d'Apollon. — Kolossi, à l'est de Piscopi, où se trouve encore un beau donjon carré, était le centre administratif de la grande commanderie des chevaliers de Rhodes.
N'oublions pas de dire que les citrons doux de Piscopi, comme ceux de Chrysocho, sont très-renommés pour leur goût délicieux. — Kividès, à l'extrémité occidentale du district, devint le fief et le nom patronymique d'une famille de la noblesse française. — Le monastère de S. Nicolas, au-delà du lac des Salines, et près du cap Gatta, l'ancien Curias promontorium, nourrit des chats pour donner la chasse aux serpents dont la presqu'île est infestée depuis un temps immémorial. — Les Vénitiens avaient voulu fortifier le village d'Akrotiri, sur les hauteurs de ce nom, entre le cap Gatta et le cap Zephgari. Le manque d'eau potable fit abandonner ce projet.