‹ L'ile de SardaigneChapitre 22 sur 55 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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La situation agricole d'une nation est en plus d'un point il (H n nui mm par sa situation politique. Car las paya ne sont pas cultives en raison de leur fertilité mais en raison do leur liberté (1). Les peuples les plus libres et les plus anciennement libres, comme l'Angleterre et la Hollande, sont ceux chez lesquels l'agriculture a atteint le plus haut degré de prospérité, et en France c'est la Révolution de 1789 qui a introduit le progrès dans les campagnes comme dans 1rs lois, et qui, par la division des propriétés, a

(I) Montafqoieo, fi.prii du Wj, u>, XVIII, elmp. ni.

M2 LUE DE SAKDAIGNE.

fait doubler la valeur foncière du sol en trente ans (1).

L'exemple de la Sardaigne confirme cette loi d'une m an i ère éclatante.

Sous la domination romaine la Sardaigne nourrissait deux millions d'habitants et exportait des quantités de blé considérables. Aujourd'hui sa population et sa production ont diminué des trois quarts, et ses plaines désertes ne présentent que le spectacle de l'abandon et de la ruine. A quoi tient cette déchéance? A des causes nombreuses, sans doute, mais avant tout aux vices de l'organisation sociale qui a longtemps pesé sur la pays.

Après la chute de l'Kmpire, le. défaut d'ordre, l'absent» de gouvernements forts, les révolutions intestines, les invasions des Vandales et des Arabes, les guerres religieuses et les guerres de l'indépendance amenèrent une suite de maux sans nombre et, comme dernière conséquence, la dévastation descampagnes et des villes

cessa sur un grand nombre de points, la lande se refit «t ne se défricha plus, et l'on vit s'établir es système de communisme rjui, peu à peu réglé parla féodalité, s'est perpétué jusqu'à n»* jours (2). la terre étant ù

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