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Quand le réseau vuté sera achevé, il restera encoro beaucoup ;i faire. Ce réseau cependant donne déjà une large satisfaction aux besoins les plus pressants. Pnur
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une iie, le. premier besoin c'est l'expansion au dehors. In ovation ei te développement des relations maritimes. Il faut donc v créer des routes sur les côtes pour rendre le paya de tontes parts accessible et relier entre eux les différents ports afin d'ouvrir dans toutes les directions aux productions de la terre et de l'industrie le marché sans limite de la nier. Mais cela ne suffit point; Il faut encore que le centre soit mis eu communication avec le littoral, nue la vie stimulée partout par une active circulation puisse rayonner en tous sens, et que les grandes villes, qui sent les foyers les plus actifs de
per par un mutuel échange de yiroduc lions et d'idées, et pour répandre autour d'elles ] !( lumière, l'énergie, la force.
Le réseau volé pour la Sardaigne satisfait à ces conditions. I! se compost: de la manière suivante (I). Une première route longitudinale, ouverte déjà depuis longtemps, va du sud au nord de l'île, de Cagliari à Porto- Torres, par Mounstir. Oiistauo, Macomer, Torralbn et Sassari, réunissant, ainsi ce qu'on pourrait appeler les trois capitales Cagliari, Oristano, Sassari. et. traversant les cantons les plus fertiles et les plus peuplés. L'ue seconde route longitudinale suit la cote orientale qui. pour la .Sardaigne, est sous tnus les rapports la pins importante, car non-seulement elle est la pins rapprochée du continent, et elle regarde l'Italie, mais In na-
ît) Voyo la tua.
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vigatiou y est beaucoup plus sûre. Cotte mute part, de Muravera, touche à Tortoli dont 1 étang, après l'achèvement de* travaux qu'on v fait, deviendra un ancrage aussi sûr qu'un dock, puis par Oroseî et Siniscola, aboutit à Terranova.le plus grand et le plus beau port de l'est.
Quatre routes presque parallèles traversent l'île dans toute sa largeur. La première part de Muravera, point extrême do la route entière orientale, passe à Cagliari, qui est à la fois la capitale et le port le plus important, puis de là se dirige vers l'ouest par Decimomanou, .Siliqua, Iglesias, Gonesa, lu partie de l'île la plus riche eu mines et en industries, et enfin arrivée à Gonesa se bilurque pour atteindre lunierendenx points, an sud à Palmas, à l'ouest à Porto- Scuso.
des points de la route entière orientale, pusse il Nuoro, la plus grande vïlle.de l'est, coupe la route longitudinale n" 1 , à Macomer, or aboutit sur la rote occidentale, à liosa, où Î100 mille francs vont être consacrés à l'amélioration du port.
I : ne troisième route transversale va de Torranova à Algbero, par Monti, Oschiri, Torralba, mettant en communication le plus grand port do l'est avec un des bons ports de l'ouest .
Enfin une quatrième mute transversale partant d'Alghero, passe à Sassari et à Tempio et à travers la Gallura, cette région encore sauvage où les pasteurs ont jusqu'à présent régné sans partage, atteint la mer
L'ILE DE BAltDAHÏKE.
au Pnrau, en face île cet archipel de h Madaleua que Nelson regardait comme la meilleure stalion navale de la Méditerranée.
Deux routes centrales vont d'une extrémité à l'autre de Pile.
1/une, partant île Cagliari, emprunte la longitudinale n" 3 jusqu'à Monasfir, passe à Isilï, à taconi. ;ï Gavoi, le long de cette montagne du Gennargentu qui est comme l'épine dorsale de la Sardaigne, emprunt" un tronçon d« la transversale n* 2, s'en détache bientôt, remonte presque perpendiculairement jusqu'à (l/ieri, là emprunte encore un tronçon de la transversale n" !!, se détache de no a veau et touche enfin la cote septentrionale à Caste 1- Sarde.
I.a seconde route centrale se confond avec la première de Cagliari à Serri , là elle se détache, passe à l'est du Geunargcutu, fandis (|iie la première passe à l'ouest, traverse Sei et Lannsei , à Lannsei projette un court enibrniu li;>nu>nt jusqu'à Turtulî, puis remonte an nord, coupe à Nuoro, à Monti et à Tempio, les trois routes transversales de la partie septentrionale de l'ile, et vient finira I.ungo-Sardo, le point le plus rapproché de la Corse.
l.e long de la cote occidentale, une route suivant le Ittoral part de Porto-Conte qui, j îsqu'à présent, n'était en communication qu'avec la mer, touche a Alghero, à Posa, à Oristuno, unit ainsi entre eux quatre ports importants, emprunte ù Oristaiio la route longitudinale n° 1, puis s'en détache bientôt et, laissant entre elle
ROCTKJ ET lïlEÏIlNS Dt FEU. 2ii
et la mer un massif île montagnes, se termine à Ducimo-Manuu où elle coupe la transversale méridionale.
Une artère secondaire vient au centre se relier aux artères principales ; elle part à Siliqua de la transversale méridionale qui lui sert de base, coupe la route longitudinale n° 1 à Sanluri et, se dirigeant au nordest, rejoint lu route centrale il" 1 à Nurallao.
Tel est le réseau des routes.
L'Etat v a ajouté un chemin de fer allant de Cagliari à Porto-Torros par Oristano, Oaieri et Sassari, avec une bifurcation d'O/.iori il Torranova et un embranchement de Cugliari à Iglesias. Ce chemin de fer doit être termine* en ISO!) (1). Eu principe je n'aurais pas été partisan de son établissement Je crois en effet que quelle que soit l'économie qui préside à sa construction, il restera loiiLïtcmps sans dunner il c Ijùiétkes, et que l'argent qu'il coûtera eut été pour le navs et pour l'Etat
communaux et forestiers, à creuser les ports, àassaiuir les cantons infestés par la mal'una, en un mot à développer la vie dans les contrées qui en sont maintenant privées, plutôt qu'à la concentrer dans celles où elle est déjà le plus active. Mais le chemin de fer de Sardaigne se présente dans des conditions exceptionnelles où les régies ordinaires ne sont pas de mise; son établissement n'exige en effet du trésor public que des sacrifices insignifiants. L'Etat ne garantit à la compagnie cou-
(I) Voyez lu loi du 1 j.uvier IIM3.
~2il L'ILE IMS sARDAIGNË.
eessionnaire que tl.OOO francs de revenu net par kilomètre en exploitation et lui accorde pour toute .subvention 200.000 hectares de terres ademprivili en pleine
et il en pavait l'impôt jti iviiicijfl et communal, qui est de 75,000 lianes. En les cédant, il ne perd donc rien, il gagne au contraire 1 10,000 francs qu'il percevra en plus et 7Î>,000 francs qu'il pavera en moins, c'est-à-dire 215,000 francs par an.
De plus, quand le chemin de fer sera établi, l'État réalisera sur le transport des dépêches une économie notable. A l'intérieur, il cessera de payer sur les lignes parcourues une subvention de 40,000 francs. A l'extétérienr, pour le service maritime, il pourra à la rigueur économiser près de 800,000 francs II paie actuellement 1 ,200,000 francs par an aux bateaux qui apportent les correspondances du continent aux trois ports
en concentrant tontes les dépêches du continent à Santo-Stefano, point extrême île la Toscane où aboutissent les chemins Je ter italiens, cl en dirigeant de la ces dépêches sur Terrauova, qui n'en est séparé que
promptement et plus souvent dans toute l'He, et diminuer sa subvention des deux tiers, tout en établissant des départs tous les deux jours au lieu de départs bihebdomadaires. Ajoutons que les 3(0,000 hectares de terrains adcmprivili qui étaient improductifs entre le!?
[[OUÏES Kl' OltlMlN.- DK VK.U. *U
routes et des chemins de 1er une valeur nouvelle, et pourront devenir entre les mains de la compagnie concessionnaire le théâtre d'une vaste entre [irise de colonisation, uù une aiii'iniluiiv perli'ttionuée, disposant de capitaux abondants, montrera aux habitants ce qu'on peut tirer de leur sul si riche niais si négligé.
Mais au-dessus de ces considérations financières et. économiques, il y a nue raison plus importante qui a décidé l'Italie à établir un chemin de fer en Sardaigne, c'est la poshiou stratégique de cette ile.
Aujourd'hui que la vapeur a profonde) tient modifié les anciens errements de la guerre, il est probable que si une lutte s'ouvrait entre l'Italie et une grande puissance maritime, la Sardaigne y jouerait an rèle. Car non-seulement elle a des ports de premier ordre, mais elle est située de telle façon que si l'Italie la perdait elle servirait de hase d'opération contre elle, et que si elle la conservait, elle lui servirait à elle-même de poste avancé. Or, pour la conserver, il est de la plus haute importance de pouvoir transporter rapidement des troupes à tous les points où un débarquement peut s'opérer, et c'est à quoi servirait merveilleusement le chemin de fer qui, par Terranova, n'est qu'à quelques heures du continent.
Ces routes, ces chemins si libéralement accordés seront-ils ouverts a l'époque fixée par la loi? Je l'ignore, enais je ne le crois pas [1). On a dit îles chemins
(I. Diiji'i I» Compagnie (kiniiuik Ils HiU'iilitKiiun lu l:i unutvuliuii iuln-
L'ILE DE SÀJtDAIGNK.
de fer eu certains pays qu'ils y sont cunstriiiis plus vile qu'ils n'y sont votes, et suivant moi ce n'est point là une faute maïs bien plutôt une preuve de beaucoup de maturité dans la délibération 1 1 de beaucoupo" activité dans l'exécution. Je ne crois pas qu'on adresse jamais aux chemins de fer sardes un semblable reproche, et je crains bien qu'ils n'aient éfé votés plus vite qu'ils ne seront construits. Toutefois la compagnie a déjà posé quelques rails et fait rouler quelques wagons dans les environs de Cagliari, et une maison française, qui se distingue à la fois par l'audace et l'habileté de ses entreprises (1), a inauguré il y a quelques jours un petit tronçon qui conduit les produits de sa mine de San- . Leone au bords de la mer.
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