‹ L'ile de SardaigneChapitre 31 sur 55 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La Sardaigne a longtemps vécu dans 1" isolement, sans relations avec le continent, sans voies de commii-

ont le plus eoniribiié :'i y retarder le développement de la richesse publique. II y a quarante ans ou n'y voyageait encore qu'à cheval. La première route carrossable y fut ouverte de 1*21 à I Kit) ni c'est aluns seulement que les deux capitales de l'île, Cagliari et Sassari ont <'fé véritablement rattachées l'une à l'autre. Satisfait de ee premier effort on se reposa dix-huit ans. En IR48. on se remit à l'œuvre, et. la fusion de la Sardaigne avec !ê Piémont, les progrès de la liberté, une mystérieuse et profonde ardeur de rénovation stimulant les esprits, on consacra chaque année de 8 a 900 mille francs à la création de nouvelles routes. On en ut en douze ans

sn L'ILE I)F. SAliDAlCXE.

pour 10 millions ot demi. C'était beaucoup pur un petit Etat, mais il s'en fallait encore que la viabilité fut assurée d'une façon suffisante. Heureusement les circonstances changèrent, la révolution de lSfifl eut lieu, l'Italie fut créée, les différents États qui la composaient devinrent les provinces solidaires d'un grand royaume, et les ressources s'accrurent, en même temps que la sphère des intérêts s'agrandissait. En 1R62, le Parlement italien décida que la Sardaigne n'ayant pas assez de ressources pour participer sur une large échelle àla confection de ses routes, l'État se chargerait des plus importantes. Les routes provinciales qui existaient déjà furent déclarées nationales, et pour les compléter on vola une somme de 24,860,000 francs répartis en seize exercices. Us routes ù ouvrir furent divisées en deux classes, celles de premier ordre, qui doivent être faites d'abord, avoir sept mètres de large et coûter 24 francs le mètre, ot. celles de second ordre, qui doivent avoir six mètres de large et coûter 21 francs le mètre. Le réseau entier doit être achevé en 1877. Dans la situation où se trouve la Sardaigne, ce délai n'est pas trop long, car les bras ne sont pas très-nombreux ni les ouvriers très-habiles, il y a beaucoup de cantons où les conditions atmosphériques ne permettent île faire ni études ni travaux pendant l'été, e( l'on ne peut guère dépenser utilement par an plus d'un million et demi. On a déjà travaillé activement ; sur les sommes votées, 5 millions étaient dépensés à la fin de 1863. A cette époque, la Sardaigne avait en toul 980 kilomètres

RftUTËS ET CHEMINS DE FEtt. SIS lie roules livrées à la circulation, dont SfiO de routes nationales et 12Ô du routes communales: C'étaient environ 407 mètres de longueur de route par mille kilomètres carrés de supet-tii-ie. La province d'Italie qui, après la Sardaigne, est la moins avancée sous le rapport de la viabilité, la Sicile en avait alors 841 mè-

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