LES PLAISIRS
des sérénades, ries cris joyeux. Dans les champs qui
des villages, tout un peuple de curieux. Quand le cortège est passé, on déploie les provisions, on mange, on boit, on fait bombance. Cependant les boeufs pontificalement s'avancent. Le soir on fait halte. De vastes tables sont dressées où tous ceux qui se présentent tour à tour trouvent place. Et le lendemain, après avoir célébré la cérémonie religieuse dans l'église de Pula, on se remet en marche et l'on rentre à Cagliarï dans le même ordre qu'au départ. Une foule non moins considérable vient atlendre le saint et le reconduit, en pompe à sa chapelle, où il ne passera pas l'année sans faire
La ffit.o de saint Gavino à Sassari n'a pas moins declat que colle de saint Efisio à Cagliari. Et encore le zèle religieux et l'amour du plaisir semblent se refroidir de nos jours. En 1615, à la translation du corps de saint Antiochus, on compta 4,1 ','5 chevaux, 3.000 chariots couverts, 1,000 cliariofs ilét'oiivci'ts, 4,000 conducteurs de chariots, 350 barques do pécheurs, en tout 32,000 personnes. Le jour de la féte il y avait 2,383 prêtres et l'on célébra Si H) messes (2).
Cela ne vous rappelle-t-il pas à la fois ces mystères
(1 1 Sninl F.Esio til un tolilnl martyr. Ces! après U (tniiidc pwle dis 1IÎ57 qu'on a institué la ITtî en Sardaigrw On aitrilrac a son intorvcwioii Vé-tiix de Puni ira] Truand devant l'UL'imri, en 11S3
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31* L'ILE DE SAKDAIGNE.
du moyen âge, qui étaientidors le seul plaisir intellectuel du peuple, et ces processions singulières dont nous trouvons le récit dans les mémoires des contemporains de Henri 1IH