CHAPITRE III
Otganii.il ion de l'Egliw larde. — Le haut et I* bu clergé. — Lu trtnuei. — Los recteurt. — La viaiirii. — Itsvtntu e'clc.inilîçjiin. — Lu dtme. — Abu?. — Produite. — tliohmie du clenîil.
Leur mi|ipreuion. — Situation de» religieiiï. — Let Idies et Ik tncËnra ilu elrrgé Mirds. — La recteur île .... — Convr-atiuii et iKicouion.
Il n'y a pas quinze ans que l'Église avait encore en Snrdaigne la même organisation qu'au moyen âge. Le haut clergé était nombreux, riche et oisif. Le bas clergé vivait maigrement des reliefs de la dîme. Les évéchés, qui avaient d'abord été au nombre de 23, s'étaient successivement réduits à 8, ce qui est encore beaucoup trop pour une population de 580,000 Ames. Chaque évêque avait auprès de lui un nombreux étatmajor de chanoines et de bénéficier» peu occupés et bien rentes. Il était rare que le titulaire d'une église y exeivAt les fonctions de son ministère, il se faisait ordinairement remplacer par un vicaire auquel il allouait de faibles appointements et vivait librement à la ville
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dans l'oisiveté et les plaisirs. La nomination aux rectorats, aux cures (1) et aux canonicats appartenait au Pape ou à l'évèque, à moins qu'elle ne fût réservée au patronage d'une famille. Les évoques étaient nommés par le roi et institués par le Pape.
Aristocratie ou peuple, les ecclésiastiques tant petits que gros étaient en tout près do 1,000 (2).
Leur revenu se composait du produit des terres appartenant à l'Église et de la dlme. La dîme représentait le dixième de la récolte brute en grain, en vin et. en bétail. Légalement, elle ne devait pas porter sur les produits nouveaux, inconnus dans l'île avant son établissement, l'huile, par exemple; mois les prêtres, :'i force de la représenter comme une dette sacrée, comme un tribut agréable à Dieu et de mêler avec art les priè res aux menaces d'excommunication, avaient fini par y soumettre plus ou moins complètement toules 1rs récol tes. La perception se faisait d'une façon fort rigoureuse, tantèt par l'intermédiaire d'un fermier, tantôt directement pour les intéressés par un collecteur. Le collecteur était souvent un ecclésiastique. On lisait en chaire dans les paroisses la liste des contributions de chaque paroissien, et s'il y avait fraude, les appels à la conscience en confession et les appels devant les tribunaux civils y mettaient, promptement ordre. Les produits do
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