PREFACE
Je ne suis pas allé en Sardaigne pour y préparer l'unanimité du suffrage universel à un changement de nationalité ^ ni pour y visiter Garibaldi dans sa sauvage retraite de Caprera (1). Je ne fais ni de la politique officielle ni de la politique de fantaisie. Je suis un simple curieux. Après m'être promené du Bosphore à la mer du Nord, j'ai voulu voir du nouveau, et comme l'Amérique était en proie à la grande crise qui l'agite aujourd'hui pour la renouveler, et que la Chine est un peu loin, je me suis con-
(i) Au moment où je visitais la Sardaigne le bruit d'une cession de cotte île à la France, sans avoir aucun fondement, avait pris quelque consistance. On s'en était entretenu au parlement italien et an parlement britannique et l'on* avait fondé à Ca-gliari un Journal destiné à combattre ce prétendu projet.