LJL SARDAIGNE VUE DE TURIN. — CONCLUSION. S
institutions, elle y avait étouffé d'avance tout germe de progrès. Si ce régime eût duré, la Sardaigne serait de jour en jour descendue plus bas dans la décadence. Heureusement une révolution féconde est venu l'émanciper il y a quinze ans, et l'appeler à une nouvelle vie. Elle a dès lors secoué sa torpeur, et, délivrée de ses lisières, elle s'est mise à marcher. Elle marche, elle est pleine d'ardeur et de confiance. S'il lui reste beaucoup à faire, la grandeur de sa tâche, loin de la décourager, la stimule. Elle sait qu'étant libre elle y pourra suffire. La liberté, en effet, qui seule donne du prix à la vie, donne seule aussi aux sociétés la puissance et la fécondité. Il y a des peuples qui, parla gloire des armes, par l'éclat des lettres et des arts, par l'étendue des entreprises commerciales, s'élèvent à de hautes destinées. Mais il n'y en a pas qui restent longtemps grands et prcspères sans la liberté.
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PRlfFACE