‹ L'île de Tsong-ming à l'embouchure du Yang-tse-kiangChapitre 17 sur 61 · X. LES JAPONAIS A TSONG-MING · texte numérisé non relu

X. LES JAPONAIS A TSONG-MING

«La côte de Tsong-ming. nous apprend notre chroniqueur, «est fréquentée par les navires de guerre et les barques de pé- «cheurs. Dans les temps de paix, elle est un rendez-vous général «de commerce, tandis qu'en temps de guerre, elle devient un thé- «âtre de batailles.» De fait cette île a toujours été jugée par les Chinois comme une position stratégique de première importance ; aussi son historien ne pouvait-il passer sous silence les hauts faits de ses défenseurs.

Il les a consignés dans un chapitre intéressant, celui des

minimum dûe à la Cour, dans une contrée sujette à de continuels déplacements. Le Li-pai serait en effet responsable du déficit qui se produirait dans l'impôt total de l’île, au cas où l’accroissement des nouvelles terres ne compenserait pas la perte des anciennes. La totalité du tribut ainsi déterminée à forfait, depuis l’année 1430, est fixée à 40.000 mesures (A ) de riz blanc, soit à peu près 110.000 francs, pour les six classes imposées.

(1) Dont 78.000 pour l'ile même et le reste pour la partie extrême de la presqu'île de Hai-men, et les îles adjacentes qui relèvent également de la juridiction de Tsong-ming-hien.

(2) L'unité monétaire employée officiellement pour déterminer la quotité de l’impôt est l’once d'argent (37 gr., 82) ou taël. La valeur du taël par rapport au franc est fort variable; on l’a vue monter de 5 fr., 30, jusqu’à 7 et 8 francs. Nous avons pris le cours le plus récent (5 fr., 70) comme base de notre calcul. |

(3) Dans ce chiffre ne sont pas compris les frais assez considérables de perception qui vont parfois jusqu’à doubler la charge des contribuables. Les employés rétribués directement par la Cour étant trop peu nombreux pour suffire au recouvrement des impôts, les mandarins locaux sont autorisés à augmenter, dans une certaine limite, le chiffre des impôts pour faire face à ces frais (De legali dominio. De tributo imperiali. NN. 41, 44, 57). Même en supposant que ces taxes additionnelles doublent la somme des contributions et la portent à 220.000 francs, ce qui est une hypothèse extrême, on voit que le tribut imposé à la sous-préfecture de Tsong-ming est une charge encore assez légère pour une re population qui compte plus de seize cent mille âmes.

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