LETTRES INITIALES
Mandarin. Chang-hai. Mandarin. Chang-hai.
Ch. S. H, Z. ‘Ts. Ni. Gni. G.
F. F, V. VW. P.P‘. P.P‘.B- H. H. H. VW. V. [quelquefois S. S.Z.
J. Z. Gni. Gn. supprimée.] TT". T.T°.D.
K.K:. K. K'‘. G. Gh. Tch.Tch‘. Ts.Ts‘.Z.(Dz.) LM. JL M. | Ts.Tst. Ts.Tset.Z.(Dz.) N. N. W. V.W.Ng.H. [primé.] Ng. Ng. Y. H. souvent supprimée. Y. Y.Gn.Ng. [quelquefois sup- LETTRES FINALES.
Mandarin. Chang-hai. Mandarin. Chang-hai.
À. À.0.Ouo. Eao. Eao.
A. (bref) A.Ë.(bref) Ei. Ei.
Ai. Ai.A. En. Eng.
An. En.É.Ë. Eou. Eu.
Ang. Ang.Aong.Oang. Eul. Eul.Gni.
Ao. Ao. Y. J.Yi.
E. | E.ÉAJ.Eu. . I. (bref) Ie.lé.I.Yé.1ô.U.(brefs) E. (bref) E.É.(brefs) Ia. Ia.A.Ë.Ié.
È. Ouo.É.E.A. ai. Ia. A.lai.
É. (bref) É.E.Ë.A.O.(brefs)O.Eu.
La combinaison de ces divers éléments, suivant un autre tableau détaillé qu’en a fait le même auteur en tenant compte des aspirations, mais non point des accents (Op. cit. pag. 1-35) donne pour le dialecte de Chang-hai un total de ‘46 sons syllabiques différents, tandis que la langte mandarine en possède moins de 450, plus quelques variantes. V. Cursus litterat. sin. P. Zottoli, vol. I. Tabula sonorum, pag. 11-17). Il est vrai que, même à ce compte, nous sommes encore loin de la richesse que présenterait l’ancienne langue chinoise: celle-ci en effet, si l’on doit en croire les recherches du Rév. Jos. Edkins, consignées dans le Dictionnaire de W. Williams, ne contiendrait pas moins de 860 sons différents.
mes, que celle qui existe entre les mêmes sons anciens et le langage mandarin actuel (1).
g) Il resterait à établir une autre comparaison entre les sons finaux, et ici, il faut convenir que si nous devions regarder comme avérées les indications de W. Williams sur les consonnes finales dans la langue ancienne, la prononciation de nos insulaires s’écarterait notablement, à ce point de vue, de celle de leurs devanciers. Ils n’ont en effet aujourd'hui d’autre consonnes finales que celles du mandarin, n et ng, tandis que les lettres m, k, p, t sont en outre indiquées comme terminant les syllabes anciennes. Mais cette terminaison füût-elle parfaitement établie (2), rien ne prouve que ces sons aient été jadis d'un usage général en Chine, et qu'ils n'aient point été empruntés aux régions du Sud-est de préférence à ceux d’autres pays, comme facilitant davantage la translittération du sanscrit en chinois; encore moins prouverait-on par là que les lointains ancêtres des colons Tsongminois ont connu ces formes que leurs descendants auraient ensuite abandonnées.