‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 116 sur 231 · I. LU !f| stMBÔbtQiTB · texte numérisé non relu

I. LU !f| stMBÔbtQiTB

Parmi les images populaires enluminées, dont on fait une si active consommation aux approches du nouvel an chinois, il s*en vend une très caradtéristique intitulée ' ^ îj^ fo M f^i-siang* jou-i.

Au centre d'une couronne de fleUrs, deux enfants, ou génies, descendent les marches d'un perfon, sous un t>ortique somptueux, qui rappelle les fonds d'architecture conventionnelle de nos vitraux. Ces gracieux bambins fléchissent sous le poids d'un grand lingot d'or yuen-pao jQ y, plus grod qu*êux, fondu habituellement en forme de sabot. Comme maints souliers dans les cheminées d'Europe la nuit de Noël, le ynen-pao regorge des présents de la nouvelle année. On y distingue un jou-i jjn ^, sorte de sceptre (1) dont le nom signifie «à vos souhaits, à votre gré» — des perles précieuses; — une branche de corail réputé de bon augure en Chine, comme sur certains rivages de la Méditerrannée; — une paire de noeuds^ rébus et calembour tout-à-la fois, équivalent de «félicité» -^ un che-isè jj^ ^^ ou fruit rouge

du dio8pyro8 hahi^ — ^ enÛii, deux grands y^ (fig. 31.) ainsi orientés, et complétant

Il 1 1 J toute la série des bonheurs ou des béné-

LJ i • dictions que l'on puisse désirer pour soi ou

souhaiter à autrui. Nul ne peut donc s'y méprendre : lee \S\ sont ici des emblèmes de

félicité (2).

^. 3^ Le dessin suivant (fig. 32.) est ôttlqué sur

l'en-téte en rdUge d*un registre 6u cahier de comptes; c'eelt encore un sigle de bon augure et un rébus parlant, où le \S\ figure bien décidément aved son flenfi de

Les Chinois lo traduisent pftr IS l¥ ki-alang ahetireitt présftge.h Sa disposition cruciforme est assez uoceiltiiéë. Of. Eiiel; Ilandbook of Chineae buddhism. L*nrt chinoii de M. Pal6ol<^uei p. 229, rappelle Chi-H-mo'tso, ^ ^ t^ Ki* ei le repréiiente ainsi:

(fig. 30).

(1) Le joU'i était jadis un insigùe de coiiltniiiidcmcnt. Le

taoîs^me Tavait adopté comme uii6 tnatque de pdllëàiioe sumâ

turelle et superstitieuse. Il est devenu un simple objet profane, ». qq

emblème d*heurenx présage, sanâ caractère officiel. Cf. Paléo-

logne. AH Chinois, p. 299.

(2) Cet ensemble paraît être la traïuoriptlon ôhitloiie et graphique du aapta ratna sanscrit et bouddhique viepUm preHosa, les sept joyatit.» LeH livres des bonzes en contiennent rénumération; mftUi ridetitiflcatiotl eit iticertaifle Où contestée, pour plusieurs d'entre eux. Ce sont probablement ! Tor* Tatgetlt, 16 Inpii liizuli ou le jade verdàtre, le cristiil de roche (la goutte d*ettU péiriflée poUr 1.000 ans), les perles^ l'agate, Tambro, ou le rubis, etc.„. Cf. Eitel; Handbook c/ ^iiiue huddhiimf p* l^. Lit traduction chinoise du 8apta riUna est Tt*i'pao '\s JC*

CROIX ET 8WASTKA.

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