CL
Fi'j. 74.
Fig. 73.
raccord sur ces hauts brûle-parfums, d*allure monumentale, qui ornent les cours de pagodes, et dont l'étude, étendue à la Chine entière, serait si fructueuse. Toute une classe de méandres s'y adapte aussi à des partitions triangulaires, selon ce type copié dans le Ou-miao ^ If^de Nankin (fig. 74).
Nous compléterons ces données, un peu épisodiques, par ces réflexions empruntées à Owen Jones : a Les méandres chinois sont moins parfaits que tous ceux dont nous avons parlé, grecs, celtes, arabes, mauresques, etc.. De même que les méandres grecs, ils sont formes de lignes perpendiculaires et horizontales, qui s'entrecoupent, mais ils n'ont pas la même régularité, et le méandre est plus généralement allongé dans une direction horizontale, lis forment d'ailleurs le plus souvent des méandres brisés, c. à. d. qu'il y a la répétition constante de la même frelte placée à côté Tune de Tautre, ou l'une au-dessous de Tautre, sans qu'elle forme un méandre continu.» (1).
On entrevoit notre réponse : ce sont de justes observations ; toutefois il nous semble hasardeux d'affirmer que «les méandres chinois sont moins parfaits» que les autres. Leur tracé est tout aussi élégant, tout aussi varié, tout aussi heureusement adapté à la surface à décorer, surtout quand le ft y domine. A ces mérites, les Chinois ont ajouté, nous le verrons, celui d'ajourer parfois leurs méandres, de les édifier, d'en faire des balustrades, des membres utiles de la construction, non de purs ornements rapportés, appliqués par superfétation.
Nous groupons dans deux planches plusieurs des grecques, chinoises ou autres, éparses en divers ouvrages européens, ou copiées d'après nature, choisissant les plus typiques, avec celles où le \f\ se rencontre mieux accusé. A l'aide de ces motifs, le lecteur établira plusieurs comparaisons utiles. (Fig. 75 et 76).
(1) Orammaire de V Ornement, p. 35.