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res, (flg. 80), nous en avons où le ^ se dessine aussi, (fig. 81).
Voici une figure représentant un pavillon fort ancien, d'après le Lou-king-t'ou ;^ |S H' 'l'ustradon des 6 livres canoniques.
; deux exemples de ces curieux motifs. Dans celui de l'étage Srieur, le \£\ semble à jour, ou bien obtenu soit par de la pein-
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ture, soit par des applications de céramique en couleur. La balustrade de l'étage inférieur eatau contraire une claire-voie, dont les barreaux, d'un dessin très contourné, mais encore de mode actuellement, forment par leur intersection deux tfî bien accentués, en place honorable, et voulus sans conteste, au moins comme ornement. (Ûg. 82}.
«pur* 28.
Les fy du haut, comme ceux de l'étoffe de tribut, p. 40, sont orientés vers la droite; pas plus que précédemment, je n'en tirerai ici de conclusion positive, interprétant cette particularité comme une distraction de dessinateur, ou un cas de non retournement de la gravure pour l'impression, si l'orientation du ï^ n'est en soi chose parfaitement indifTérente. (Cf. p. 12).
Disons toutefois que le dessin de la balustrade inférieure est incomplet: construite, elle manquerait de solidité. Au reste, ces dessins n'offrent aucune garantie d'authenticité; nous les donnons uniquement comme spécimen du goût chinois moderne. Une preuve entre dix, c'est la présence de ces angles de toits si re-
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courbés: d'anciens dessins, d'anciens monuments, v. g. les basreliefs de Kiasiang-hien ^ jji^ m, au Chan-tong, et le pagodin en pierre de SUhia-chan, près Nankin, démentent la vérité de ces détails architectoniques, relativement récents en Chine. Ainsi, nos critiques d'exégèse et d'archéologie sacrée restituaient naguère, en style de Vignole, le temple de Jérusalem et son mobilier liturgique, décrits par Moïse.
Il y a donc profit à transcrire ici une très judicieuse remarque de Biot, applicable à d'innombrables illustrations originales tirées des ouvrages chinois: «Ces figures, dit-il à propos de dessins extraits de l'édition impériale du Tcheou-li ^ JH, ces figures ne doivent être employées qu'avec le correctif d'une critique prudente. Leur premier défaut, c'est d'être postérieures au texte de beaucoup de siècles. Elles expriment donc les opinions, les conjectures des antiquaires chinois, plutôt que des objets réels.» (1).
Rien à ajouter à ces lignes. Elles expliqueront au lecteur pourquoi, aux dessins fournis par les recueils indigènes d'antiquité chinoise, nous avons préféré, sans contestîr la valeur relative de ces derniers, la reproduction directe des objets eux-mêmes, toutes les fois que nous l'avons jugée praticable.
Je ne détaillerai pas longuement ces assemblages compliqués de frêle menuiserie, soutenant et emprisonnant les écailles de placunes, qui laissent filtrer la lumière du sud dans les T^ing j|| ou salles d'architecture chinoise. Il y aurait pourtant à y glaner d'heureux motifs. Le Japon a exagéré, avec moins de raison encore, ce goût de l'asymétrie dans les combinaisons de ses cabinets de laque et d'ébénisterie ; il en a même abusé, sans mesure, jusqu'au plus ridicule enfantillage.
C'est du même système aussi, et en vertu des exigences du même style, que procèdent les dessins de ces balustrades, iankan ^ ;|^, que les Chinois prodiguent le long des corridors qui réunissent ou bordent les pièces principales, ou bien qui forment les garde-fous des promenoirs, galeries et vérandas, aux divers étages des kiosques et tours de pagodes. L'ingéniosité inventive et patiente des ouvriers chinois, laquelle triomphe si bien dans le détail, n'a pas dédaigné cette occasion de varier à Tenvi les combinaisons géométriques de ces capricieux panneaux à jour. Le revers de la médaille est que ces claires-voies, cette grêle menuiserie, ces balustrades à assemblages multiples et hors de saison, accentuent encore le caractère éphémère, et ruineux par avance, des constructions de la Chine, relativement si indigente en anciens monuments.
(1) Le Tcheou-li ou Bitcs i\ôb Tchcou, tniduction d'Edouard Biot. — ParÎB, 1851. p. GOl.