IV. LITURGIE ET ASCÈTES
Beaucoup de chandeliers en étain, en cuivre, voire môme en porcelaine, se rapprochent de ce galbe, (flg. 126).
autant que le permet la destination môme de l'objet.
Ce qui explique la prédilection générale pour cette forme, c'est que le sens de ce caractère Hi est se réjouir.
Aucun n'est plus populaire en Chine. Un jour chaque année, à Nankin, on le porte en chaise mandarinale, escorté de toute la garnison militaire, à travers toute la ville, de y amen en y amen; sorti le matin, il ne rentre que le soir et sa promenade est l'occasion d'un festival de premier ordre. Or des lampes de pagode, ainsi que des milliers d'ustensiles profanes, le montrent sous sa forme ornementale qui admet de nombreuses modifications telles que les figures 127, 128, 129 ci-dessous et semblables.
Fig. 127.
Fig. 128.
Figure 129.
Autour du thème suivant — d'une valeur purement symboli^
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que, à vrai-dire — les variations abondent :
Gravd et dori;, il paraît souvent à k tête des cercueils, (fig.132). L'usage cstd'y faire figurer un motif décoratif, personnage, symbole, ou sciinc pittoresque, qui atteint parfois un certain degrc de richesse, Lps chrétiens le remplacent habituellement par le chiffre de N, S. et de la S. Vierge, et modifient légèrement ces caractères ornemanisés, ponr les transformer on croix réelles, si ces ornements passent pour superstitieux.
Le spécimen de la figure 133, copié aussi chez des menuisiers de Nankin, montrera que celle transformation en symbole chrô'.ien est des plus aisées. Nous ne donnons que la partie centrale de l'ornementation, souvent assez élégante, sculptée en léger relief, dorée sur fond rouge, plusieurs détails ressortant en or
vert. Ce motif ressemble vaguement aux croix de consécration, peintes sur les piliers de certaines églises polychromées. Parfois les barres transversales cl verticales, plus nombreuses, font penser a une déformation, à un reste des linéaments incompris de notre IHS, ou Chrisme symbolique. D'autres variantes y joignent