VI. LITURGIE ET ASCETES
ques. offrent des suites de ces bronzes et vases rituels suffisamment classés pour guider Tamateur parmi ces mille pFofilSj galbes et formes, si typiques, où la fantaisie s'est donné carrière, évitant presque toujours la vulgarité. Même pris à part, les motifs d'ornementation qui les couvrent mériteraient une étude détaillée, riche en surprises pour qui oserait l'entreprendre.
Parmi ces motifs, nous ne nous attacherons qu'aux ornements cruciformes. Le P. Cibot, présentant une planche, que nous compléterons en recourant aux dessins originaux, écrivait : «Ces vases sont remarquables par hs croix clairement tracées qu'on y voit. J'en ai trouvé plusieurs autres de cette forme, avec des croix dont les Chinois ne disent rien; cependant, comme ces vases étaient pour les sacrifices, et que ce sont les seuls où l'on trouve des croix, il n'est pas coyable que ce soit un pur hasard. Comme ils n'ont aucune inscription, je ne voudrais pas garantir qu'ils fussent ^ussi anciens que le dit l'antiquaire chinois; (Dynastie des Chang ^ 1766-1122); peut-être ne remontent-ils que jusqu'à Han ^ (—206+221), ou môme au rang ^ (618-907).» (1) A la page 56 nous avons parlé d'un vase orné de croix (fig. 108); ajoutons que sur l'anse on remarque ce signe -T^f, si fréquent dans l'art Scythe, éginétique, étrusque ou perse primitif. Les figures 139, 140, 141, 142 nous fourniront les types principaux de ces vases rituels, (nous en connaissons une trentaine d'exemples), on la croix occupe une place tellement honorable, qu'on serait tenté de la comparer avec la disposition de la croix, inscrite aussi, bien en vue, sur le pied du calice de la Messe catholique. Elle y indique la partie que le Prêtre célébrant doit garder tournée par devers soi; peut-être la croix des vases chinois, au cas où elle est unique, remplissait-elle une fonction analogue. (2).
Ces objets liturgiques, ainsi marqués de la croix, ont dû exister en bien grande quantité, et être d'un usage bien commun, puisque les seuls recueils Loxi-hing-l'ou ^ j|[ ^, Kin-che-so ^ >G ^^ ®* Po^kou't'ou tu 'Ê' H nous en conservent vingt-six dessins différents.
(1) Lettre de Pékin sur h (jénk ile la langve chinoigepar un Père (le P. Cibot) de In 0* de Jésus, missionnaire à Pékin.— lUuxeUcs, do Boubers, 1773. La dernière phrase de la citation est à méditer: "peut-être ne renioiitent-ils rpie jusqu'à..." C'est insinuer qu'ils sont probablement postérieurs à lèro chrétienne.
(2) IjC vase de la figure 130 est accompagné de cette légende explicative •
* IS ^ -«f. 3! £ -«f A ^. n 'S S -«f r 3^, ^ 4; ^, S - Jf H PB» 18 r. •? B. q? ^^^ M 4v^ ^ W 'h ¥»ii>r B ¥»
fi^ ¥.1^ ¥. ift ? ^ H :& g. X ^ A «ij S. ^ @ !|* lÈ» !»
^ A -^ a u n j^.m i. 1^ "/s. ^ i-:} K n m ^. % ^ in A. •§■ jy ê :^ ffe. aij fil •* A j^'é in -«% ^ is f: rfD a. ,a
CROIX BT SWASTIKA.
Fiç. 189.