‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 209 sur 231 · V. LES CROIX OU X DE FER · texte numérisé non relu

V. LES CROIX OU X DE FER

tées en larges briques, dans la construction de laquelle il n'entre pas un morceau de bois. La ville de Sou-lcheou ^ ;|+| possède une construction analogue; mais le cas, assez rare on Chine, vaut la peine d'être signalé. (1).

Donc derrière ce OuAiang tien, gisant dans l'herbe et les décombres, à deux pas d'un terrassement qui supportait jadis le tombeau d'un bonze fameux, nous vîmes un second fei-lai tsien. Au premier coup d'œil nous y reconnûmes le même instrument, sans qu'il y eût place pour le moindre doute. Nous en relevâmes soigneusement, comme pour l'autre, les mesures (2) et les profils (fig. 186), que nous soumettons h l'examen des archéologues.

C'est bien un instrument identique, fondu pour la même destination, sur le même plan, bien que d'un module un peu inférieur, et il a dû remplir la même fonction.

Des bonzes il ne fut possible, ni alors, ni plus tard, d'obtenir aucune information utilisable. Leurs réponses extravagantes n'indiquaient ni plus de bon sens ni plus d'érudition que celles du vulgaire au sujet de l'autre fei-lai l.<ien. Les deux trous, partiellement oblitérés, se trouvent parfois remplis d'eau : les bonzes lui attribuent des vertus curatives exceptionnelles, affirmant que, malgré l'évaporation, jamais elle n'a besoin d'être renouvelée. D'après leurs dires, ces trous sont deux puits intarissables.

Comme plus haut, nous traduisons ici les rares documents empruntés aux sources chinoises :

«Dans l'ouvrage intitulé Lou-tch'ao che-tsi >*; ^ (( J^ ou Annales des six dynasties (220-585), on lit que sous la dynastie des Liang (502-557), la 13° année du règne de T'ien-kien J^c ^ (514 apr. J.-C), on acheta pour 200.000 sapèques la colline appelée Tou-long ^ g|, qui est devant la pagode Ting-lin se ^ ^ ^, afin d'y ensevelir le bonze immortel (thaumaturge) Pao Tche-kong ^ fj ^. Sur cette colline on éleva une tour à cinq étages, sur l^ordre d'une princesse appelée Yoag-ting

(1) Cette étude sur les X m for a déyi ])arii ibin» le n° d'octobre 180." «Ut* Etudes lieUgieuics. Comme il s'y trouva «jiie'qucH divcrgcncos de détails, c'est ici qu'il faut chercher notre idéa plus explicite.

(2) Notre! ili'isin sommaire est an dixième «le la grandeui réelle, i\ une échelle un i)eu p'.us forte, par conséquent, que celle de la gravure i)récé lente. I*rinciinilc8 menures :

XjOII ■£ %^C> **l Vv/ V'vXltf • •••! •••• t»a* •••• •••• ••■• •■•■ •••! ■••• •••• •••• •••• ••■• •••* ■* y VO*

Plus grande largeur ^ 0, 78.

Epaisseur générale ~ ~. .... .~ - ~. 0, 23.

PIpaisseur au milieu .- „ „ .». „. ^ 0, 30.

De la fourche à l'extrénnté. ^ , „.. .... 0, 45.

Page 1