XIV. L'ANCIEN HAI^MEN
C'est qu'en effet ces collines recevaient, à une époque relativement récente, tout l'efTort des tempêtes. Le récit des variations qu'a subies la presqu'île de Hat-men en l'espace de vingt siècles, joint à une carte que nous empruntons aux Chroniques de T'ongtcheou, mettra ce point en évidence et fournira une preuve nouvelle de la ténacité des Chinois dans le combat pour l'existence (1).
«Le territoire de Hai-men remonte au-delà du 2" siècle avant «l'ère chrétienne. Cette terre nommée pendant longtemps Ta-ngan- ^tcheng [^ ^) la grande tranquillité, ne fut d'abord qu'un banc «de sable qui se rattacha peu à peu au continent et qu'habita une «population de jour en jour plus nombreuse. Ce n'est qu'en 958 «que fut consacré le nom de Hai-men et constituée la sous-pré- «fecture (hien) du même nom. On lui assigna 120 H (72 kilom.) «de terres. Cette même année vit s'élever la ville de T'ong- ^tcheou (2).»
(1) Oette carte présente, oomme toutes les autres d'origine ohinoise, des proportions fort incorrectes, mais quelqu'imparfaite qu'elle soit, elle nous fournit d'utiles notions sur la question traitée en ce moment.
(2) T*ong-toheou est aujourd'hui à 16 kilom. de la rive du Kiang. Les postes d'observation qui surmontent ses portes, et ont reçu le nom de Wang-kiang-leou (« ÎL 9:1 f Etages d'où Von voit le Kiang, ainsi que les combats que livrèrent sous ses murs des barques de pirites, montrent les progrès que l'alluvion a faits sur ce point depuis dix siècles.
EMBOUCH {Uve ffauob«). Vers la fin du XV otfr
Tenwfl de Wen-ngan, Lang-ohan disparuos