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GRANDES ROUTES

Les cartes routières indigènes donneraient lieu de penser que LiU'tcheoU'fou est le chef-lieu du Ngan-hoei. Les grandes routes qu'elles indiquent, et qui, parties des provinces voisines, viennent se couper sur notre territoire, forment une croix de S* André, dont cette préfecture est le centre.

De fait, la position centrale de Liu-tcheou-fou, sertie comme une pierre précieuse entre les douze préfectures qui l'entourent, a donné lieu, au moins une fois sous la dynastie actuelle, à des démarches tendant à reporter sur cette ville la primauté conservée jusqu'ici à Ngan-k'ing. Mais la position de cette dernière cité sur le Kiang, la facilité de ses communications avec la métropole des Deux Kiang, lui assurera sans doute pour longtemps l'avantage dont elle jouit; les chemins de fer seraient seuls capables de la troubler un jour dans sa possession.

L'une des routes dont je viens de parler gagne le Sud- Ouest, en traversant les sous-préfectures de Chou-tMenq (^ JMl), Tong4cKeng, Tsien^han (g llj), Tai-hou (i: Jgj). Arrivée à Jlf tfe, sous-préfecture du IIou-2)é, elle se bifurque en deux branches, dont l'une traverse cette dernière province et l'autre gagne au Sud Nan-tcKang-fou (^ ^), capitale du Kmng-si.

Une seconde route part de Liu-tcJieou-fou dans la direction du Nord-Ouest, passe par la douane de Tclieng-yong-koan, traverse Yng-chang et arrivée à Yng-tcheon-fou, se divise en deux bras, dont le premier gagne le Clien-si {^% "gf) à travers la province du Ho-nnn, et l'autre aboutit à Kai-fong-fon (H §t), chef-lieu de cette dernière province.

La troisième met le Ngan-hoei en communication avec le Chan-tong et le Tché-li (^ JJt)- ^^^^ traverse les villes de Ting-yuen et de Sou-tcheou, appelée aussi Nan-siu-tcheou (fj^ j^), pour la distinguer de ^ jHlf préfecture septentrionale du

Kiang-scniy que cette même route dessert paa'eillement, avant de passer au Chan-tong. De Sou-tcheou un embranchement gagne ICai-fang-fou vers l'O. N. O.

La dernière des grandes routes signalées plus haut relie Liu-tcJieou-fou à Nan hing (^ ^), capitale du ^ JC- Elle passe par TcKaO'hien (J^), Tai-pHng-fou; puis, de Nan-king, remontant vers le Nord-Ouest et traversant la préfecture de TcKoU'tchemiy ainsi que la douane de Lin-lhoai-koan ([£ j{| BH)» elle va se réunir à la route qui conduit à Sou-tcheou.

On le voit, c'est à bon droit que le catalogue officiel des fonctionnaires chinois consacre à la ville de Liu-tchemc-fou cette mention '- V^ ^ ^ i§ «Ses routes communiquent avec sept provinces.»

Ces routes, que les indigènes désignent par la dénomination générique de Ma-lou (JB| fS), seraient mieux nommées routes militaires ou chemins de grande communication; car elles ne brillent pas plus par leurs proportions et la quahté de leur entretien que la plupart des autres voies publiques de cette province; elles ne se distinguent de celles-ci que par leur animation, et surtout par les facilités de rapports qu'elles établissent avec les provinces voisines (1).

Désormais, à cause surtout de l'extrême variété qui caractérise les différentes parties du Ngan-hoei, nous croyons gagner en intérêt et en clarté, en groupant nos notes suivant la nature des territoires, préfectures ou régions. Une grande partie de ces notes provient de mes observations personnelles; d'autres m'ont été fournies par l'obligeance des missionnaires jésuites, mes frères dans l'apostolat. Nos catéchistes et nos chrétiens m'ont aussi fourni des renseignements dont la plus grande partie a pu être facilement contrôlée.

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