D. — IMPÔTS
Double Nous terminerons ces notes sur les 13 préfectures du
iableau. i^gan-hoei par un double tableau. Le premier donnera le détail du tribut imposé à chaque district ; l'autre comparera ce tribut aux fonds imposés. Bien que ces impôts fonciers ne soient pas toujours fixés en raison directe de la fertilité des terrains qu'ils grèvent, on pourra cependant, croyons-nous, concevoir d'après eux, une idée assez exacte de la richesse relative de ces contrées, en faisant abstraction toutefois de l'importance de leur population, difficile à déterminer exactement.
(1) Voici sur les différentes sortes d'impôts mentionnés dans nos tableaux, quelques explications nécessaires tirées de l'ouvrage du Père P. Hoang De legali dominio practicœ notiones. Jirt. V. De tributo imperiali.
1. L'impôt ou tribut fwS Taao-Uang porte sur les terres à riz ( pi ftulgo 5jC H terres irriguées), et se paie en riz décortiqué. La quantité fixée pour chaque arpent (KK) est censée proportionnée à la fécondité de la terre imposée, et varie, pour la province du Ngan-hoei,, entre 0 Ç, 0021 (2 Ao '^ j cJio ^),et 0 5, 059 (5 cheng Tf 9 Ao ^). Il se paie dans les deux derniers mois de l'annéo- Les dites terres à riz paient en outre l'impôt défini au paragraphe suivant.
2. Le tribut H^'T 9t Titingyn (alias ^ ft ou ^ ft ou fc jR Mang-yn)est imposé aux terres d'une façon générale et se paie en argent. Avant 1728, cette taxe participait de l'impôt foncier et de la capitation, d'où lui est venu son nom. La quotité fixée pour chaque arpent varie comme celle du tribut en riz, pour le Ngan-hoei^ son minimvm est de 0 T., 009(9 li K)^^^ maximum de 0 T., 13 (1 ts^ien Wi S /en JT)- U so paie en deux échéances (Jl ^t et f tt), vers la 2*>* et la 7* lune.
3. L'impôt S R sR LoH-ko-yn porte sur les terres nouvelles qui sont censées ne produire encore que des roseaux ; il se paie en argent et est fort léger, mais variable, comme les précédents, d'un lieu à un autre. Les terres rangées dans cette catégorie ne paient pas d'autre impôt.
Les frais faits par les sous-préfete pour la perception de l'impôt les autorisent à percevoir une surtaxe d'environ mille sapèques par che de riz (hectolitre, exactement 103 lit. 10), et de 600 sap. par taël (H once d'argent, exactement 38 gr. 32), pour les deux premières sortes d'impôts. • Outre les terres ordinaires appelées vulgairement Jç fB MingtHen aux-
quelles s'appliquent les principes qui précèdent, il existe au Ngan-hoei comme ailleurs d'autres terres dites l^ H T^oen-t*ie7i (alias Jp.^ Kiun-tHen) appartenant jadis à des colonies militaires, et grevées 3ouvent d'assez lourdes charges en argent, et parfois en grains.
Parlant en général, les terres qui sont chargées de deux impôts paient ordinairement de 500 à 900 sapèques par arpent; les autres de 20 à 400.