‹ L'ile de Tsong-mingChapitre 96 sur 231 · DE LA PREMIERE EDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE EDITION

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. Au premier abord, le titre de ce travail éveillera peut-être quelque soupçon mal défini : inquiet, plus d'un lecteur appréhendera, nous le craignons, d'y reconnaître u/ne parenté fâcheuse avec tels opuscules de M. VAhbé Ansault, visés par la Congrégation de V Index. Ils ont trait au Culte de la Croix avant Notre- Seigneur, et soutiennent parfois une thèse hasardée, appuyée sur des preuves contestables en partie, outrée surtout par des exagérations de langage que l'auteur n'a pas tardé à réprouver courageusement. Sans rouvrir le débat, clos désormais et soulevé Jadis à ce propos, avouons que nous aurions souhaité à cette polémique plus d'aménité sereine, plus de tolérance dans la forme : soutenue à armes courtoises, la Joute en eût-elle moins sûrement tourné à l'avantage décisif des vues qui seules méritaient de prévaloir? En fait, de part et d'autre la même bonne foi — ni infaillible, ni impeccable — luttait pour le triomphe désintéressé du vrai.

Un simple coup-d' œil Jeté sur nos pages révélera que, sauf la commune droiture des intentions, chez l'écrivain no7nmé plus haut et chez nous presque tout diffère : point de départ, sphère d'exploration, sour^ ces, documents^ méthode, mise en œuvre et manière de voir.

Nous nous bornons rigoureusement aux recherches d'archéologie, d'art et d'histoire, protestant par avance que nous adhérons de tout cœur au plus pur enseignement de V Eglise.

Chang-hai. Novembre 1893.

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