Cf. ci-dessous, p
le produit de leurs cotisations volontaires i. Le pavement en mosaïque consacré à Jupiter Jurarius avait été placé, lui aussi, aux frais de la caisse du sanctuaire de cette divinité, de stipe-.
Des peintures décoraient, dès l'époque républicaine, les murailles des temples romains. Les unes étaient des œuvres grecques, enlevées aux monuments des villes conquises et apportées à Rome comme butin ; elles représentaient des scènes légendaires de la mythologie hellénique. Les autres avaient pour auteurs des artistes travaillant à Rome même et pour les Romains ; on y voyait retracés des épisodes de l'histoire nationale, des batailles, des sièges de villes^. Tite-Live raconte qu'en 584/170 le préteur Lucretius orna de tableaux, ramenés de Grèce, le temple d'Esculape'*. On a cru quelquefois qu'il voulait parler de celui de l'île tibérine^. 11 n'en est rien. Le contexte prouve qu'il est question en ce passage du temple d'Esculape à Antium. Nous avons tout lieu de supposer qu'à maintes reprises des œuvres d'art, prises aux cités vaincues de Grèce ou d'Asie, ont été déposées comme offrandes par les généraux romains dans le sanctuaire de l'île, mais les documents littéraires et epigraphiques qui sont parvenus jusqu'à nous n'en disent rien. Yarron déclare, en revanche, au VIP livre du de Lingua latina^ qu'il y avait de son vivant, dans le vieux temple d'Esculape, une peinture sur laquelle étaient figurés des ferentarii^\ Cet œde^ vetiis j'Esciilapi ne peut être que le temple de ïinsida tibcrina. Les Romains appelaient ferentarii des cavaliers armés de traits qu'ils brandissaient comme des
1. DiGESï., L, 16, 27 : Siipendium a stipe appellatum est, quodper stipes id est modica œra colligalur.