‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 116 sur 237 · Voir, par exemple, Nibby, Rama antica, t. II, p · texte numérisé non relu

Voir, par exemple, Nibby, Rama antica, t. II, p

6. Vahko, de Ling. /f//.,VIl, 57 (à propos d'un vers du Trinummus de Piaule, où se rencontre le moi ferentarius) : Ferentarium a ferendo, id [quod non] est inane ac sine fruclu, aul quod ferentarii équités hi dicti qui ea niodi habebant arma qiiœ ferrenlur ni jaculum. Uimiscemodi équités pictos vidi in JEsculapii œde vetere et ferentarios adscriplos.

LE TEMPLE d'eSCDLAPE ET SES DÉPENDANCES 191

javelots. On s'étonne de rencontrer cette image guerrière dans un édifice appartenant au dieu pacifique de la médecine. Peutêtre avait- elle été placée en ex-voto sur le mur du sanctuaire par un ferentarius qui devait à Esculape la guérison de ses blessures. D'après Jordan, une peinture sépulcrale, trouvée à Rome en 1877, pourrait nous donner une idée de cette fresque ; elle semble contemporaine de la guerre sociale ; on y distingue une citadelle, des tours, des soldats combattant*.

Varron a écrit le de Lingua latina avant l'année 711/43; la peinture des ferentarii est donc antérieure à cette date. L'inscription des édiles a été composée pareillement à la fin de la République. Jordan rapproche ces deux faits et remarque que la construction du pont Fabricius fut entreprise vers le même temps, en 692/62^. L'établissement du premier pont de pierre entre l'ilo et la ville aura coïncidé avec une restauration du temple. On a noté précédemment^ que les sculptures (lu revêtement en pierre de l'île tibérine paraissent devoir être attribuées aussi à cette époque -^

Pendant les guerres civiles du dernier siècle de la République il n'est fait dans les textes qu'une seule allusion au temple d'Esculape. En 711/43, après l'entrée des triumvirs dans Rome, des prodiges menaçants se manifestèrent : les enseignes des troupes qui gardaient la ville se couvrirent de toiles d'araignées, on vit des armes s'élever de la terre au ciel et on les entendit retentir bruyamment; pendant les fêtes appelées esculapionnes, des abeilles se réunirent en grand nombre au sommet du temple du dieu médecin; des troupes épaisses de vautours se posèrent sur celui du Génie du peuple et sur celui de la Concorde ^. Les principales fêtes d'Esculape à Rome étaient célébrées dans l'Ile ; c'est donc en cet endroit que se réunirent les abeilles.

Le temple sous l'Empire. — Une nouvelle restauration eut

1. Joudax, de Aisculapii, Fauni, Vejovis Jovisqite sacris urbcinis, dans les Comment, in hon. Mommseni, p. 339. — Cette peinture est reproduite et étudiée par E. CouHBAUD, op. cit., p. 204. — Cf. \V. IIelbio, Fiiliver duich die Samml. klass. Allherlhum. im Rom, 2° éd., Leipzig, 1899, l. I, p. 420.

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