Cf. ci-dessus, p
4. Gass. Dio., XLVI1,2 : Kal Iv xoïç 'AiTx).yi7rtstot; [Aé/.Kio-at â; -rrjv axpav 7ro),Xal (T-jveTTpicpr,Tav, ■^\/T:éç xs itzi te to-j vew toû Teviov toO ôrifAou xal èTrl toO tt,; 'O[j.rjvoca; TcctiLTilrfitXi Eop-jO-r|aav.
lieu sous l'Empire, au temps des Antonins. Il y eut alors à Rome et dans tout le monde romain une véritable renaissance du paganisme. Les Antonins s'efforcèrent de ranimer le sentiment religieux, de remettre en honneur les anciens cultes, de réagir contre l'indifférence et la désaffection qui allaient croissant depuis des siècles ^ , Leur tentative profita tout particulièrement à Esculape. Ils avaient pour lui une vive dévotion. Ils comblèrent de présents les villes de Grèce et d'Asie, où étaient situés ses plus célèbres sanctuaires. Ils firent frapper, à Epidaure et à Pergame, des monnaies nouvelles, sur lesquelles il était figuré avec ses attributs traditionnels-. Des médaillons romains d'Hadrien et de Marc-Aurèle le représentent debout, le bâton à la main, ou bien avec Hygie, le serpent sacré à leurs côtés "^ Marc-Aurèle prétendait avoir vu en songe le dieu de la médecine et tenir de lui des remèdes merveilleux^. L'exemple donné par les empereurs fut partout suivi. Jamais le culte d'Esculape n'avait été aussi florissant. Le rhéteur ^lius Aristide entreprend de longs voyages pour obtenir d'Esculape sa guérison ; il se rend en pèlerinage à ses temples réputés, qu'il visite tous l'un après l'autre''. Le devin Alexandre d'Abonotichos proclame que le dieu de la médecine s'est montré à lui sous la forme d'un dragon à tête humaine, qu'il appelle Glykon et qu'il propose à la vénération publique ^\ A la même époque, un collège funéraire de Rome se place sous l'invocation d'Esculape et d'Hygie^. Aucun empereur du II" siècle ne s'est intéressé autant qu'Antonin le Pieux à ce culte. Dès avant son avènement il avait fait élever à Epidaure des monuments nouveaux et magnifiques s. Plus tard, il parait s'être occupé spécialement du sanctuaire de l'île tibérine. Les inscriptions les plus intéressantes que l'on ait découvertes à cet endroit ont été rédigées peut-être pendant son règne ^.
1. Cf. BoissiEii, la Religion romaine d'Auguste aux Antonins, Paris, 18Tf, t. II.
2. Article Aisculapius, par Robiou, dans le Diclionn. des Antiq. de Dahem- BEHG et Saglio, t. 1, p. 125.