Cf. ci-dessus, p. llo
2. Von Dliix, Bullelt. (leWInstit. archeol., 1879, p. 7 ; — Milllieil. des arclùlol. Insfil., Rœm. Ablh., 1886, p. 167.
3. Real Museo Bohbomco, Naples, 1824-1857, t. IX, pi. XLVII. — Ficoroni {Ves-
parenté mythique avec Apollon et aux oracles qu'il rend comme lui. Le visage rappelle le type classique de Jupiter, dont il dérive, mais les cheveux bouclés, au lieu de flotter sur les épaules, sont relevés en partie sur la tête et ceints d'un bandeau. La barbe est épaisse, la moustache tombante, l'expression de la physionomie majestueuse et froide. Un manteau long, qui forme de larges plis, laisse à nu la poitrine et le bras droit; le bras gauche est caché sous la draperie ; les pieds sont chaussés de brodequins. Un grand nombre de statues d'Esculape debout nous ont été conservées; la plupart d'entre elles ressemblent à celle du musée de Naples et n'en diffèrent que par de légers détails i. Quelquefois le bâton est à la gauche du dieu, et non à sa droite ; quelquefois, il tient dans l'autre main, laissée libre, et non plus dissimulée sous les plis du vêtement, une patère qu'il tend en avant ; Tomphalos ne figure pas toujours à côté de lui, mais toujours reparaissent la même expression, les cheveux bouclés, la barbe épaisse, le bâton, le serpent. Toutes ces œuvres ne sont évidemment que les répliques plus ou moins modifiées d'un même original. La plus célèbre statue d'Esculape, assis et trônant, était celle qu'avait faite Thrasymède, en or et en ivoire, pour le temple d'Epidaure-; nous ne la connaissons que par les monnaies. Il semble que les statues debout soient inspirées d'une œuvre en marbre, de Phyromakos, qui ornait le temple de Pergame-'^. Si le modèle qu'a imité l'auteur de la copie conservée au musée de Naples est ancien, la reproduction, à en juger par son style empâté, la lourdeur des lignes, l'aspect de la barbe et des cheveux, ne date au plus tôt que du if siècle de l'ère chrétienne. Elle est contemporaine des médaillons et des bas-reliefs, et témoigne
tiqia e ravità di Roma, p. 32) prétend que celte statue avait pour piédestal la base qui porte l'inscription du minister d'Esculape Probus (C. I. L., VI, 12) (cf. cidessous, p. 210); cette base, en effet, a été trouvée, elle aussi, sous la place San Barlolomeo. L'opinion de Ficoroni a été reprise par Casimiuo, Memorie istoriche, p. 330, en note; — par Yencti, Descriz. topor/r. di Roma, t. 11, p. m, etc. Rien cependant ne nous autorise à l'adopter. L'inscription de Probus et la statue n'ont pas été découvertes en même temps. Le piédestal de la statue devait être de très grandes dimensions.
1. A. LoEWE, de Aisculapii figura, Strasbourg, 1887; — article Asklepios, par THR.t;MER, dans la Real Encyclopadie de Pauly-Wissowa, t. Il, 2, p. 1690; — S. Reinach, Répertoire de la statuaire antique, t. I et 11, Index, s. v° Asklepios.