‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 125 sur 237 · Pausax., II, 10, 3 ; VIII · texte numérisé non relu

Pausax., II, 10, 3 ; VIII

3. Sur les divinités associées à Esculape, voir Phelleu-Jorda.n, Roem. MythoL, t. II, p. 234, (lie Heilsgutlev.

4. Bahxabei, Notiz. d. Scaiîi, 1891, p. 287. 3. Cf. ci-dessous, p. 232.

être remplie de petits objets semblables^. Peut-être gardait-on, gravé sur la pierre, le texte de recettes efficaces qu'avait révélées le dieu : c'est ainsi qu'on lisait au seuil du temple d'Asklépios à Cos la formule d'un contre-poison fameux -. Sur les murs étaient apposées des tal)lettes de bronze portant des inscriptions votives, — la copie de l'une d'entre elles nous a été conservée 3, — des peintures comme l'antique fresque des ferenlarii^ des bas-reliefs comme ceux dont proviennent les fragments sculptés du palais Rondinini. De quelque côté enfin qu'on portât ses regards, on ne voyait partout que les témoignages accumulés de l'action bienfaisante du dieu médecin et de la piété reconnaissante des Romains.

Les dépendances du temple. — En Grèce les Asklépieia occupaient un vaste espace ; ils comprenaient diverses parties : « un temple abritait la statue du dieu ; dans le voisinage, des portiques, sortes de galeries couvertes largement aérées, donnaient asile aux hôtes passagers du sanctuaire ; enfin une source fournissait l'eau nécessaire aux traitements élémentaires que le dieu prescrivait à ses malades, aux purifications et aux ablutions des suppliants 'M). 11 faut ajouter que les Asklépieia renfermaient en outre, le plus souvent, un bois où le dieu rendait ses oracles et faisait entendre, la nuit, sa voix prophétique. L'Asklépieion le plus célèbre était celui d'Epidaure ; Pausanias en a laissé une description détaillée'^, dont les fouilles récentes ont permis de vérifier l'exactitude f'. Tous les éléments

1. Il en était de même dans les temples d'Asklépios en Grèce : voir les descriptions de Pausanias. — Voici ce que Liv., XLV, 28, disait d'Epidaure, à propos du voyage de Paul Emile en Grèce : Inde haud parem opibus Epidaurumsed inclyfam Aisculapii nobili lemplo, qiiod quinque millibus passuum ab urbe distans nunc vestlgiis revulsoriim donorum, tum donis dives erat, qiiœ remediorum salutarium segri mercedem sacraverant deo.

2. Plin., Ilist. nat., XX, 2i (99) : Et discessvri ab hortensiis unam compositionem ex his clarissimam subtexirmis, adversus venenata animalia incisam lapide versibus Coi in œde Aisculapii..^ Hac theriaca magnus Anliochus rex adversum omnia venena usus traditur.

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