‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 138 sur 237 · C. L L., VI, 16, etyotiz. d. Scavi., 1888, p · texte numérisé non relu

C. L L., VI, 16, etyotiz. d. Scavi., 1888, p

2. Fassio quatluor coronalorum (rééditée dans les Sitzuiigsber. d. Berlin. Akad., t. XLVII, p. 1292) ; Qitod cum factum f'uisset priecepit omnes curas in eodem templo in praecoiiias aeneas cum caracleribus infigi. — Cf. Le Blant, les Acle'f des Martyrs, dans les Mém. de l'Acad. des Inscr., t. XXX, 1881, p. 261; — A. DtFOUucQ, Elude sur les Gesta viartyrum romains, p. 36 et p. 143.

LE SANCTUAIRE D ESCLLAPE

Les malades les contemplaient avec une pieuse admiration et puisaient dans ce spectacle de solides raisons d'espérer. Strabon nous parle des tablettes votives d'Epidaure, de Cos, de Trikka^; Pausanias insiste particulièrement sur les premières-; Pline prétend qu'Hippocrate s'est initié à l'art médical en les lisant, et même en les copiant -^ On peut maintenant les juger à leur vraie valeur. Parmi les inscriptions découvertes au cours des fouilles exécutées depuis vingt ans sur remplacement de l'antique sanctuaire d'Epidaure se trouvent deux stèles qui portent gravée la relation d'une cinquantaine de guérisons merveilleuses'*. Ces textes rappellent, parleur composition et leur libellé, la grande inscription de l'île tibérine ; il est intéressant de les comparer avec elle. Bien que d'une autre époque et d'un autre pays, ils rentrent dans la môme catégorie de documents et sont inspirés par le môme esprit :

« Euphranes, enfant d'Epidaure. Cet enfant, qui avait la pierre, s'endormit. Il lui sembla que le dieu, debout devant lui, lui disait : «Que me donneras-tu si je te guéris?» Et il répondit : « Dix osselets. » Et le dieu lui dit, en riant, qu'il mettrait fin à son mal. Le jour venu, il sortit guéri •'.

« Alkétas d'Haliké. Cet homme, étant aveugle, eut un songe. Il lui semblait que le dieu, s'approchant de lui, lui ouvrait les yeux avec les doigts, et il voyait pour la première fois les arbres du Hiéron. Le jour venu, il sortit guéri •5.

« Cleinatas de Thèbes et ses poux. Cet homme, qui avait une quantité énorme de poux sur le corps, vint au Hiéron; il s'endormit et eut une vision ; il lui semblait que le dieu, l'ayant dévôtu et mis tout nu et debout devant lui, prenait un balai

1. Stkabo, VIII, p. 374, à Epidaure : Tb tspbv Tzlîipzz k'yovto; àsl tmv te xa[j.vôvTtov xal twv àva/£i!J.£va)v Trtvàxwv èv olç àvaY£ypajj,[j.£vat Tyyyivo'jaiv aï 6epa7T£Ïat, xaÔdtTCEp èv Km te xal Tptxxr,.

2. Pausan., II, 27, 3 : Sr-riXat 8e £Î<7Tr|X£(Tav âvroç toû uEpiêôXoy, xb jjiev àp/aïov xal Tt/EOVE;, È7t'à[ji,oy 6k è? )>ot7rai. Ta-jrai; £yY£Ypa|A[jL£va xal àvSpwv xal yjvat'xwv èoTiv ôvôaaTa àxEaOÉvTwv UTrb to'j 'A(7x),r,7ttc)'j, TrpoaÉTt xal vôa-ï)|J.a o xt Exadxo; âv6(TY)iTE xal "oTtto; liby]'yiyç>(X7cxot,i 6e çtov^ xf^ Awpt'ôt.

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