‹ L'île tibérine dans l'antiquitéChapitre 152 sur 237 · P. Girard, op. cit., p. 97 et suiv · texte numérisé non relu

P. Girard, op. cit., p. 97 et suiv

r». Sur Minerva Medica, en particulier, voir Lafaye, Bullet. archêol. de la relig. rom., dans la Rev. de l'hist. des relig., 1888, t. XVIII, p. 75. 6. R. Laxciani, loc. cit.

LE CULTE d'eSCULAPE DANS l'iLE TIIÎÉRINE 231

Néociiarès avait joint à son inscription le modèle en argent d'une rate humaine ^ Deux marbres du musée du Vatican représentent l'un la cage thoracique d'un adulte, l'autre la poitrine ouverte d'un enfant ; on y constate des fautes grossières : le thorax de l'adulte a treize côtes de chaque côté, et les viscères de l'enfant sont étrangement placés et mal proportionnés^. Ficoroni a publié deux curieuses figurines de terre cuite : la première e&t une femme qui porte de la main droite un pigeon par les ailes et qui soutient du bras gauche un enfant nu et grêle dont la main tendue en avant tient une bourse pleine ; l'enfant malade invoque un dieu guérisseur, auquel on sacrifiera le pigeon et l'on donnera la bourse ; la seconde statuette est celle d'un homme nu et assis, qui appuie ses mains sur ses genoux; il a les jambes hautes et maigres et toute l'apparence d'un infirme 3. La provenance des marbres du Vatican et des figurines de Ficoroni est inconnue. Il paraît bien certain que les uns et les autres ont été consacrés en exvoto à une divinité médicale. S'ils n'ont pas été découverts dans l'île tibérine ils nous permettent en tout cas de nous faire déjà quelque idée des donaria du sanctuaire d'Esculape. Le musée national des Thermes possède une main votive en bronze trouvée dans les travaux du Tibre, près de la Marmorata. Elle est figurée en relief et mesure QU'ISS; la base plate et rectangulaire sur laquelle elle repose a 0'",r)0 de longueur ; quatre trous sont percés sur les côtés pour fixer l'objet à un mur ou à une planchette ; le poids total, considérable, est de 35 kilogrammes. La main, ronde et fine, aux doigts délicats, semble appartenir à une femme. Un serpent s'enroule sur le poignet comme un bracelet. Le lieu de la trouvaille et la présence du serpent nous autorisent à supposer que ce donarium est un ex-voto au dieu médecin et qu'il avait été déposé primitivement dans le sanctuaire de l'île tibérine ^.

1. Une des inscriptions trouvées sur l'emplacement d'un temple de Minerva Medica à Cabardiacum, entre Veleia et Plaisance, a été rédigée par un habitant de Brixella, L. GalUdius Primus, qui avait offert à la déesse deux oreilles en argent pour la remercier d'avoir guéri les siennes iG. I. L., XI, 1305).

2. Musée du Vatican, galerie des bustes, n°' 382 et 384. Publiés par Bralx, Studi analomici degli antichi, d!}.ns\e Bulletl.deirinstil. archeol.^ 1844, p. 10. — Cf. Bulletl. dell'Inslit. archeoL, 1883, p. 147. — \V. IIelbig, Fuhrer dtirch die Samml. Iclass. Allerthum. im Rom, 2' éd., t. I, p. lil : « Ils ne donnent pas une idée favorable des connaissances anatomiqucs de ceux qui les ont fabriqués. »

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