FicoRO.xi, Vestigia e raritù di Roma, t. I, p
4. G^""" Gaetani Lovatelli, Di un mano votivo in bronzo, dans les Monumenli
Les statuettes archaïques et la rate d'argent de Néocliarès ont disparu; il n'est pas sûr que les marbres du Vatican, les figurines du Ficoroni ou même la main de bronze du musée des Thermes, viennent du temple d'Esculape. Mais heureusement les fouilles de ces dernières années ont ramené à la lumière un nombre considérable d'ex-voto dont l'origine est certaine. Déjà en 1854 on avait recueilli dans les dépendances de l'église Saint-Jean Calybite, au-dessous du pavage en mosaïque dédié à Jupiter Jurarius, plusieurs objets de terre cuite, têtes et bustes, jambes et bras, dispersés depuis ^ : d'après Visconti, on était tombé sur Tune des favissœ de l'Asklépieion, située à quelque distance du temple: De 1885 à 1887, pendant la construclion du nouveau quai du Tibre à l'extrémité du pont Fabricius, on a mis la main sur une véritable mine d'ex-voto. Les Notizie degli Scavi di Antichità pour l'année 1885 annoncent qu'on a trouvé dans les fouilles une tête haute de 0"',22 et une main-. Bientôt ces rencontres se multiphent, et l'on renonce à en tenir un compte exact. Les Notizie et le Bullettino Comunale signalent simplement la découverte de plusieurs grands dépôts d'objets votifs, auprès du pont Fabricius •'^. Où ces dépôts étaient-ils situés exactement? comment les a-t-on explorés? que renfermaientils? Les publications officielles n'en disent rien, ou presque rien. Le service du Génie civil, qui était chargé de la sijstématisation du Tibre, se souciait peu d'archéologie et ne communiquait que de rares et brèves informations. Cinq ou six cents ex-voto de terre cuite sont maintenant relégués dans les greniers du musée des Thermes ; ils proviennent, pour la plupart, des trouvailles faites aux abords de l'île tibérine de 1885 à 1887'\ D'après M. Lanciani ce n'est qu'une faible partie des donaria découverts"'. Les petites dimensions de ces
antichi dei Lincei, t. I, 1889, p. 170, reproduit dans ses Miscellnnea archeologica, Rome, 1891, p. 137. — Cf. W. IIei.big, op. cit., t. Il, p. 234. D'autres mains votives sont conservées au musée Kircher, W. Helbig, op. cit.. t. Il, p. 42j.
1. Giovnale di Roma, année 1854, n° 82. — Cf. ci-dessous p. 235.